Articles

Notre top 3 des marques swimwear matchy

L’été commence à s’installer et nous rêvons tous de piquer une tête dans le premier point d’eau à notre portée. Seul hic : le maillot de bain.

Pas de panique ! Si vous n’avez pas encore de bikini pour vous ou votre mini, nous vous proposons quelques idées (matchy of course !) parmi nos coups de cœur du moment. Tout en confort, chic et complicité.

Jeune marque espagnole repérée à Pitti Bimbo, Cocoi Swimwear se sert des filets de pêche récupérés en mer pour réaliser la matière de ses modèles : un nylon recyclé nommé Econyl. Certifié UPF 50+, le tissu vous protégera efficacement du soleil vous et vos petits bouts. Fabriqués dans une usine familiale près de Barcelone, les pièces sont pensées pour coordonner petits et grands avec différentes coupes et imprimés fun comme celui du toucan. 

Mention spéciale aux maillots et combinaisons à manches longues qui seront un allié précieux dans les pays très ensoleillés. À découvrir sans plus attendre !

https://www.cocoi-swim.com/

  • Canopea : Elégance balnéaire à la parisienne

Délicatesse et élégance parisienne dans des maillots de bain, voici Canopea. Engagée dans une démarche éco-responsable, la marque utilise aussi la fibre Econyl afin d’offrir une protection solaire et aquatique optimale. Inspiré de la mode balnéaire des années 30, Canopea souhaite offrir des pièces graphiques et épurées de qualité pour toute la famille.

Coup de cœur pour les détails du dos des une pièce. Que ce soit l’encolure carrée graphique à noeuds ou les bretelles volantées, on les veut tous !

https://canopea-paris.com

Un esprit rétro flotte definitivement dans la collection swimwear de Louise Misha. Culotte à volants, imprimés d’inspiration Liberty ou encore encolure bain de soleil créent des maillots définitivement stylés et un brin pin up. En une ou deux pièces, les tons bleu violet côtoient le jaune moutarde ou encore le kaki et le rose pale pour un festival de couleurs assurément poétiques et bohèmes. Bien sûr, les looks se déclinent en version femme et petite fille (du 3 mois au 14 ans) pour que votre mini soit fière de pouvoir s’habiller comme maman.

https://www.louisemisha.com/

  • Mais aussi… les jouets de plage 2.0 Liewood 

Pour que mini s’éclate à la plage, les jouets en silicone Liewood deviendront rapidement des indispensables. Conçu sans aucune substance chimique, ils associent ludique, santé et design minimal au sein d’objets utiles et beaux déclinés dans plusieurs couleurs pastels. Définitivement le must have de l’été !

https://www.liewood.com/

 

Article rédigé par Julie Parenthoux.

Les Mamans Inspirantes #5 : Magali, graphiste illustratrice indépendante alias Groseille et maman de deux petites filles

Magali fait partie de ces femmes simples au dynamisme communicatif. Tout en sensibilité et avec une légère pudeur délicate qui lui est propre, elle s’ouvre à nous avec beaucoup de sincérité pour aborder sa nouvelle vie d’entrepreneur graphiste indépendante.

Maman très présente, elle parle aussi de l’effet de ce choix sur sa vie de famille et de l’importance de son conjoint dans l’aventure Groseille. Un interview riche et inspirant pour entrer au coeur de l’univers de Groseille. 

  • Peux-tu te présenter en quelques mots ? 

Je m’appelle Magali, j’ai 40 ans, je vis et travaille à Genève. Je suis graphiste illustratrice indépendante depuis 15 mois. Avant de me lancer, j’ai travaillé en tant que graphiste en entreprise durant 15 ans. Suite à différents changements dans mon lieu de travail et grâce à Monsieur Groseille qui m’a donné l’impulsion, je me suis lancée dans cette aventure entrepreneuriale qu’est Groseille ! Pour le moment, j’ai plus de mandats d’illustration que de graphisme mais c’est important pour moi de développer ces deux activités ensemble car je les aime autant l’une que l’autre. En tout cas, c’est mon projet à plus ou moins long terme.

  • Quelle place occupe ton compagnon dans tout ça ?

Il possède une très grande place. Nous sommes ensemble depuis 7 ans et lui, il adore mon univers. Avant même de démarrer en tant qu’indépendante, il a toujours pensé que je pourrais vivre de ce que je fais. À l’époque, je travaillais à temps partiel pour pouvoir m’occuper de mes enfants, je possédais la sécurité de l’emploi, une certaine indépendance financière et cela me convenait très bien. Quand mes conditions de travail ont évolué dans un sens qui ne me convenait pas, mon premier réflexe a donc été : je vais chercher un autre job dans la communication. 

C’est là que mon compagnon m’a dit que c’était peut-être le moment de me lancer, qu’on avait la possibilité de tenter le coup et qu’après tout, on verrait si ça marche. Nous en avons beaucoup discuté. S’il ne m’avait pas poussé et montré les bénéfices que cela pourrait apporter à notre vie de famille, je n’aurai jamais pensé à le faire. Être indépendante n’a jamais été un rêve ou une ambition pour moi, c’est grâce à lui que j’ai sauté le pas. Au quotidien, il me soutient énormément, il croit en ce que je fais, souvent plus que moi ! (Rires). Il s’implique beaucoup, je suis très libre mais j’aime lui demander son avis. Comme j’ai des mandats assez variables, il s’occupe aussi beaucoup des filles et reste très disponible selon mon rythme. Sans lui, ça serait impossible. 

Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre dans cette dynamique de freelance, mais je réalise aujourd’hui à quel point cela peut être dur d’être dans des conditions optimales pour créer. Et dans tout ça, Mr Groseille a une très place très importante, il est l’équilibre de tout.

  • Comment se transforme l’expérience de la maternité quand on est indépendante ?

Ce qui est génial, c’est que je peux organiser mon temps comme je le veux. Mon compagnon m’a bien montré les avantages de cette situation et les plus que cela pouvait apporter à notre famille. Notre rythme de vie a beaucoup évolué, avant on courait beaucoup, à présent plus rien ne m’oblige à faire pareil. Je suis de l’équipe du matin comme on dit : on se réveille cool, on va à pied à l’école, on a le temps. Si mes filles veulent s’arrêter regarder des papillons ou faire coucou à des voitures, on s’arrête. C’est quelque chose que je ne faisais pas du tout avant car j’avais un timing à respecter.

Le soir, je vais les chercher, je passe plus de temps avec elles. Bien sûr, j’ai toujours consacré du temps à mes enfants en choisissant de travailler à temps partiel, mais aujourd’hui notre relation est différente, nous avons gagné en qualité. Dans un rythme quotidien d’école, c’est une chance de pouvoir rester cool et ne pas stresser les enfants, d’autant plus qu’elles sont encore petites. C’est un luxe, j’ai beaucoup de chance de pouvoir leur offrir ça. De plus, Mr Groseille est ravi de savoir que les petites ne sont pas chez une nounou et qu’il y a moins de stress autour des horaires. Tout le monde y trouve son compte. Je pense que c’était pour moi le bon moment de me lancer dans cette aventure. 

  • Quelle relation entretiens-tu avec tes filles ? 

Nous sommes très « filles » à la maison ! (Rires). Ce qui est drôle, c’est qu’elles m’imitent. Quand on rentre à la maison, elles me disent qu’elles ont beaucoup de travail, elles s’installent à leur bureau, elles dessinent et elles me disent qu’elles font Groseille ! (Rires). C’est très mignon ! Elles s’appliquent beaucoup et elles sont très concentrées lorsqu’elles dessinent. Elles sont aussi très sensibles et câlines, du coup nous sommes très proches. Mais elles sont tout aussi proches de leur papa, nous sommes assez « pots de colle » tous ensemble.

  • Tu as deux petites filles, quelle est ta vision de la mode et ta façon de la consommer ?

J’adore la mode. Les femmes et le corps féminin sont une grande source d’inspiration pour moi. Personnellement, je n’ai jamais suivi la mode, j’ai toujours porté ce qui me plaisait sans regarder les tendances. Je suis assez hermétique à ça. Pour les filles, il faut avouer que les enfants grandissent très vite. J’ai la chance d’en avoir deux, du coup la deuxième profite  des vêtements de la première, mais pour l’instant nous sommes plutôt dans une dynamique mode bon marché et pratique. C’est accessible et puis si elles abiment les pièces ou grandissent d’un coup, ce n’est pas si grave. Sinon dans les petits créateurs, j’aime beaucoup l’Asticot, une marque genevoise qui utilise pas mal d’imprimés. J’aime les répétitions de motifs, c’est très visuel pour moi. A part ça, je connais très peu l’univers de la mode enfant, j’essaye seulement d’être à la cool et de leur faire plaisir. La mode n’est pas vraiment un grand sujet dans notre famille ! (Rires)

  • Quel point commun pourrais-tu trouver entre l’entreprenariat et ton rôle de maman ? 

La faculté d’adaptation. Tu crois avoir une bonne compréhension des choses et d’un seul coup, tout change et il faut recommencer. Autant dans mon rôle de maman que dans l’entreprenariat, c’est la même chose, cela évolue sans cesse. Au quotidien, cela a un effet boostant mais ça peut vite devenir une pression. Du coup, j’essaye de rester assez souple avec les enfants. Dans l’entreprenariat, c’est bien d’être professionnel mais il est important d’avoir également du recul et de relativiser. Au bout de 15 mois, ma petite expérience me fait dire que ça ne sert à rien de se prendre trop la tête et de perdre toute son énergie. 

  • Pourquoi le nom Groseille ? 

Depuis très longtemps, j’adore utiliser des mots pour définir autre chose, je ne sais pas exactement pourquoi. Depuis des années, j’appelle mes copines « groseille » car je trouve ça chou, ça sonne bien. Après mon congé maternité en 2016, j’ai réalisé un site internet pour montrer mes dessins sur conseil de mes proches. A l’époque, je n’avais aucune ambition de vente, mais il me fallait un nom. Je ne voulais pas un mot trop littéral, je voulais un nom qui reflète plutôt mon univers : Groseille s’est imposé à moi. Dès qu’on me connait un peu, on reconnait ma touche et pour les autres, c’est intrigant. En une nuit, j’ai dessiné le logo et finalisé le site. Groseille était né. Les projets corporate côtoient les dessins plus sexy, mais au final tout se marie bien. Et puis j’appelle toujours mes copines groseille, donc finalement c’est bien moi. 

  • Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter de plus fou ? 

Ce n’est pas fou mais que Groseille suive son cours, de continuer à équilibrer mon activité entre graphisme et illustration. Ce qui serait vraiment fou, ce serait d’arriver à être complètement indépendante financièrement de Mr Groseille. Il n’y a pas de pression mais pour moi, ce serait une réelle fierté. Que ça marche pour de vrai, que cela devienne un « vrai travail ». Mais c’est sur la bonne voie !

Retrouvez Magali et son univers à travers son compte instagram @groseille et sur son site groseille.ch

Interview réalisé par Julie Parenthoux

Les Mamans inspirantes #3 : Chloé, créative multi-talents en phase de recherche et créatrice du compte Instagram @klolau

Chez Chloé, nous avons tout de suite aimé sa fraîcheur et sa simplicité qui nous mettent rapidement à l’aise. Cette rencontre est la première que nous faisons grâce à Instagram, où nous avons découvert son compte @klolau qui nous a tout de suite séduit avec son esthétique épurée et son goût pour la décoration. 

Véritable créative aux multiples talents, Chloé a été directrice artistique dans le domaine de la communication avant de se recentrer sur son rôle de maman. Aujourd’hui, Chloé se questionne sur ses envies, son futur professionnel, ses ambitions et de quelle manière elle aimerait aborder ce nouveau tournant. 

Notre échange fut véritablement bouillonnant d’idées, de discussions autour d’Instagram et d’anecdotes de maman. Nous sommes donc ravis de vous présenter aujourd’hui l’univers de cette maman dynamique et surprenante à la créativité débordante. 

  • Quelques mots sur toi ?

Je suis maman d’une petite Salomé, 15 mois, et je suis arrivée en Suisse il y a presque 10 ans après des études de graphisme à Paris. J’ai travaillé dans des agences de communication en tant que directrice artistique jusqu’à ce que mon nouveau job de maman ne s’avère plus très compatible avec cette carrière. Aujourd’hui, je suis à un tournant professionnel où je cherche ce que je veux vraiment faire. C’est un peu ma crise de la quarantaine à 30 ans ! (Rires). J’ai beaucoup de passions et de hobbies mais je n’ai pas encore trouvé le projet concret à mener ! Pour le moment, je suis donc chargée de communication pour une entreprise afin de pouvoir lui consacrer plus de temps. 

  • Comment t’es venue l’envie de créer un compte Instagram et de développer une communauté ?

Au début, c’était beaucoup de curiosité. On me parlait de plus en plus de ce réseau que je ne connaissais pas vraiment mais qui avait l’air de me correspondre. J’ai donc voulu le tester et j’ai fini par me prendre au jeu en créant mon compte il y a environ 3 ans. Je suis très visuelle, je fonctionne surtout avec la photo d’où mon envie de développer un feed esthétique et cohérent. Je voulais comprendre aussi toute la mécanique qui se cachait derrière : comment acquérir de nouveaux abonnés, les interactions créées par tel ou tel type de contenu, expérimenter selon les horaires de post… Cette phase test a naturellement évolué en un vrai univers digital. Phildar m’a ensuite contacté pour me proposer un partenariat en Suisse : ils m’envoyaient des laines et moi, je proposais des réalisations avec. Je devais poster une fois par mois une photo avec leurs produits mais j’étais assez libre par rapport au contenu. Ce fut une collaboration assez évidente puisque avant même de travailler avec eux, je les mentionnais de manière récurrente. Suite à cela, j’ai l’impression que ma communauté a réellement commencé à grandir. Elle s’est surtout développée très localement en Suisse. Evidemment, elle s’est composée de beaucoup de mamans : Instagram est un excellent outil pour rencontrer d’autres mamans. J’ai moi-même fait de très belles rencontres grâce à ça. Le fait d’avoir un enfant aussi, ça rassemble du monde ! (Rires). 

Aujourd’hui, le partenariat avec Phildar s’est naturellement arrêté suite à ma grossesse car j’ai eu beaucoup moins de temps pour tricoter. En ce moment, Salomé est à un âge où elle a besoin de beaucoup d’attention et c’est donc tout naturellement que je consacre moins de temps à mon compte Instagram. Et puis, je n’ai pas un seul projet que je veux mettre en place mais 1000 ! (rires). J’ai déjà commencé avec les mini looks (ndlr : photographies de looks enfant sur son compte Instagram), ça prend du temps mais ça me plaît vraiment : j’adore la mode et j’ai une petite fille en plus ! J’aimerais aussi partager beaucoup plus autour des jeux pour enfants, la lecture jeunesse, la décoration… plein de choses que j’espère pouvoir développer en 2019 ! 

  • Quel est ton rapport avec Instagram ?

Il est… particulier ! (Rires). Comme je l’expliquais précédemment, au départ c’était une expérience qui m’a énormément plu. Ensuite, j’ai eu une phase où je voulais devenir “influenceuse”. J’avais l’impression que c’était la belle vie pour ces femmes, ces mamans : ne plus avoir d’obligations, d’horaires à respecter… (Rires). Mais d’un autre côté, j’ai très vite compris que cela était un job à 1000% et que nous rentrions vraiment dans la vie privée de certaines. Pour ma part, ce n’était pas quelque chose dont j’avais envie. La facette d’Instagram dans laquelle je me reconnais le plus aujourd’hui, c’est toutes ces rencontres que je fais grâce à ce réseau et tous ces échanges, même virtuels. Il y a beaucoup de partage entre femmes, mamans ou non, c’est quelque chose que je trouve vraiment super. Instagram, c’est aussi un côté « Tout est beau, tout est rose » qui peut paraitre superficiel. Pour ma part, je ne le dirais pas comme ça : c’est plutôt une direction, une inspiration que l’on choisit de donner ou non à son feed. A vrai dire, je m’exprime uniquement en images et peu avec les mots, je partage avec ma communauté des choses qui me plaisent ou des coups de coeur. Instagram peut être un outil d’expression ou de revendication pour certains, pour moi c’est avant tout un partage d’inspiration. 

  • Tu travailles, tu es instagrameuse, tu as des projets freelance et tu es maman : comment on gère tout ça ?

Je suis à la base quelqu’un de très organisé mais depuis que je ne suis plus toute seule, ça fonctionne moins bien ! (Rires). J’essaye de profiter au maximum de Salomé, de la garder avec moi dès que je peux. Du coup, je pratique mes hobbies plutôt le soir ou pendant ses siestes, comme le tricot par exemple. Prochainement, je vais aussi tenter de me réserver une demi-journée pour moi et me consacrer à mon futur projet, enfin quand je saurais la direction que je prends ! (Rires)

  • J’ai vu sur ton site web klolau.ch que tu faisais de la décoration d’intérieur, peux- tu nous en dire plus ?

J’adore la déco et j’ai commencé ce projet quelque temps avant de tomber enceinte. J’ai un oeil très particulier : j’arrive parfaitement à me projeter dans une pièce et à visualiser l’aménagement d’un espace. Comme je n’ai pas de diplôme dans le domaine, j’ai imaginé un entre-deux : j’offrais la possibilité aux clients de créer des listes d’achat pour réaménager leur intérieur. Je commençais par créer des planches tendances selon la pièce à réorganiser, je positionnais sur plan, je composais avec ce qu’ils souhaitaient garder et je préparais un inventaire complet des futurs achats à effectuer pour compléter le tout. Dès le départ, cela a plutôt bien fonctionné mais suite à ma grossesse, je n’ai pas relancé mon activité et je ne sais pas si je vais le faire, même si mon entourage m’y encourage. J’ai aussi beaucoup d’autres idées… Le problème avec moi, c’est que ça part dans tous les sens ! (Rires) 

  • Qu’est-ce qui te plaît le plus et qui te fait le plus peur dans cette vie carrière multi-facettes riche en projets ?

Ce qui me plaît le plus, c’est cette diversité et cette passion qui composent l’essence de toutes mes idées. Ce qui me fait le plus peur c’est d’en avoir autant ! (Rires). Et surtout de ne pas arriver à aboutir chaque projet. Je veux toujours trop en faire ! 

  • Devenir maman, qu’est-ce que ça change dans son rapport à la mode ?

J’achète pour ma fille et j’ai arrêté d’acheter pour moi ! (Rires). Je n’ai pas pris beaucoup de poids durant ma grossesse, j’ai allaité plusieurs mois et j’ai très vite perdu. Mais j’ai vécu une année compliquée qui a provoqué sur mon corps un effet inattendu : j’ai beaucoup maigri. Je suis passée par une phase où je ne m’acceptais pas du tout, plus rien ne m’allait. Aujourd’hui, je suis en train d’apprivoiser ce nouveau corps, de reprendre soin de moi et de renouveler ma garde-robe pour qu’elle me corresponde. En terme de mode, je n’ai pas le sentiment d’avoir changé en devenant maman, j’essaye toujours de me sentir féminine, je suis peut-être un peu moins à la mode qu’avant ! (Rires). J’ai surtout changé ma façon de consommer, j’achète moins mais j’investis plutôt dans des pièces basiques qui durent. 

D’ailleurs, j’ai une anecdote assez drôle : le matin, j’habille ma fille en premier puis je me rends compte ensuite qu’on est habillées toutes les deux dans les mêmes teintes ou avec le même imprimé ! Quand je croise des amies, on me fait souvent la réflexion ! (Rires). Je crois qu’en réalité, je projette inconsciemment sur elle ce que moi j’aurais envie de porter. Au final, on se retrouve souvent coordonnées involontairement, c’est assez drôle ! Du coup quand je pense au concept Petit Favorite, être coordonnées est une chose que je pourrais facilement imaginer, je trouve ça mignon en plus ! 

  • Comment décrirais-tu le lien de ta fille avec la mode? Qu’est-ce que tu lui transmets ?

Je sais pas si elle a déjà une sensibilité… En tout cas, je prie pour qu’elle ne devienne pas trop girly ! (Rires). Mais comme beaucoup de mamans, je pense que je ne pourrais pas vraiment échapper à la robe « Reine des Neiges » ou au tee-shirt « Hello Kitty » ! Pour l’instant, elle est encore petite, du coup c’est moi qui ai la main sur son look. En tout cas, quand je lui dis « Oh, tu es belle ! », elle sourit et elle regarde ses vêtements. 

  • Pourrais-tu te lancer dans l’entrepreneuriat avec une carrière freelance ?

Oui j’aimerais beaucoup car je crois qu’aujourd’hui mon profil ne correspond plus vraiment au milieu du salariat et je n’en ai plus très envie non plus. A mon avis, le freelance est ce vers quoi je me dirige, mais j’ai peur ! (Rires). Je ne sais pas si je franchirai vraiment le pas ni quand, mais je pense que cela me conviendrait bien, effectivement. 

  • Quelles sont les 3 valeurs que tu souhaiterais inculquer à ta fille ?

La bienveillance, le respect et un brin d’égoïsme. C’est une valeur que l’on ne m’a pas du tout inculquée mais le fait de penser à soi avec un bon dosage, c’est indispensable. 

  • Quelles sont tes projets ou tes objectifs pour 2019 ?

Le plus important, c’est de pouvoir passer un maximum de temps avec ma fille. Ensuite, j’aimerai enfin développer TOUTES mes idées ! (Rires). Bon en réalité, pas toutes mais au moins mener à bien quelques-unes ! 

Suivez Chloé et son univers à travers son compte instagram @klolau et sur son site www.klolau.ch

Interview réalisé par Julie Parenthoux 

Le sport et la maternité

Le sport pendant et après la maternité : Un sujet autour duquel nous sommes curieuses mais souvent découragées car mal renseignées.

Pour combattre les idées reçues et en savoir plus sur la question, Pauline fondatrice de The Working Mums et maman de deux enfants, nous donne quelques conseils simples et surtout, nous fait déculpabiliser face à cette pression de la société. 

Véritable passionnée de danse, Pauline a une pratique régulière et variée du sport depuis des années. Malgré son implication assidue jusqu’aux 9 mois de sa grossesse, la reprise fut difficile. C’est le cas d’ailleurs pour la majorité des femmes. Les muscles ont fondu, l’équilibre change et le poids du corps parait impossible à supporter.  Notre corps change sans que nous le sachions forcément : on perd en souplesse, en équilibre… 

Pourtant, avec de la persévérance et des efforts constants, on peut retrouver une forme quasi pré-bébé. Avec son expérience et ses connaissances approfondies du domaine, Pauline partage avec nous ses recommandations pour les futures et jeunes mamans afin de concilier au mieux sport, bien-être et grossesse.

© Julie Parenthoux

  • Une étape indispensable : la rééducation du périnée

En Suisse, la rééducation du périnée n’est pas obligatoire mais grandement recommandée, selon Pauline. Remboursée par l’assurance maladie sur ordonnance, c’est une étape indispensable qui aide notamment à bien se préparer à la reprise du sport.

  • Pour les plus assidues : un accompagnement physiologique personnalisé

Après la rééducation du périnée, poursuivre un suivi avec un physiothérapeute permet aux plus sportives d’accompagner leur reprise au mieux grâce à des conseils personnalisés spécifiques. « Aujourd’hui encore, je la vois 3 à 4 fois par an, nous raconte Pauline. Elle répond à mes demandes plus techniques, notamment autour de ma pratique active de la danse. Elle m’aide avec ma morphologie, à améliorer ma mobilité… ». 

Un petit plus destiné aux femmes à la pratique assidue pour les aider à adapter leur nouveau corps à leur sport favori.

  • Rythme : Réhabituer son corps petit à petit

Même en ayant pratiqué le sport durant toute sa grossesse, la reprise peut s’avérer compliquée. L’important est de recommencer petit à petit pour réhabituer son corps. 

Ce corps qui a vécu de gros changements physiologiques a besoin de temps et de bienveillance surtout. Il ne faut pas se dénigrer ou se sentir nulle : après 9 mois de mise à l’épreuve physique, il faut du temps pour se réapprivoiser.

Les cours collectifs sont un bon compromis : cela nous permet de dépasser le regard des autres tout en gagnant en motivation. 

La bonne fréquence d’une reprise ? 3 à 4 fois par semaine pour des séances de 45 minutes à 1 heure. Dès que l’on se sent progresser, on augmente palier par palier en intensité. 

« Personnellement au bout d’un an et demi, j’avais retrouvé une forme quasi comme avant », nous dit Pauline. Comme quoi c’est possible ! 

Un conseil : Discuter avec le moniteur au début du cours pour lui expliquer qu’on reprend après une grossesse et que l’on ne pourra peut-être pas faire tous les exercices. Une solution simple et rassurante pour ne pas se sentir fixée ou jugée par le professeur lorsqu’on tiendra fièrement notre gainage deux secondes chrono.

  • Quel(s) sport(s) pendant et après la grossesse ?  

Voici des exemples de cours collectifs à tester (avant), pendant et après une grossesse :

⁃ Le stretching postural : C’est un stretching actif très conseillé. Tous les muscles du corps sont sollicités et il nécessite un engagement profond des muscles du dos et des jambes. « J’en faisais 2 fois par semaine et la fréquentation était très variée ainsi que pour tous les niveaux, nous explique Pauline. C’est un stretching très bon notamment pour les problèmes de dos. »

⁃ Le fitness : Plus classique, il permet de se remuscler et surtout de retrouver une forte motivation en groupe. « Pour les abdos, je faisais une variante conseillée par ma physio, ajoute notre experte, car une fois que l’on a eu des enfants, certains exercices abdominaux sont encore plus mauvais qu’avant. Par exemple les « crunch » : ils demandent d’avoir les muscles profonds bien reconstruits. Si l’on prend une mauvaise posture, cela ne sert à rien et l’on peut se blesser. » En d’autres termes, il est important d’y aller à son rythme et d’écouter son corps. 

Le pilates : Très recommandé car c’est une activité douce, sans à-coup et qui reconstruit les muscles profonds. Il existe pour tous niveaux.

⁃ Le yoga : C’est une très bonne base qui aide jusqu’à la respiration. Avec ses variantes prénatales et post-natales, il s’adopte sur le long terme. 

⁃ La natation : Avec pas ou peu de risques de blessures, la natation est une alternative durant la grossesse et pour l’après. Très complète, elle fait travailler à la fois les muscles superficiels et profonds. A chacune son type de nage : le crawl est le plus conseillé car le dos est droit et les abdominaux sont préservés. Les habituées peuvent aussi tenter le dos crawlé. On peut aussi s’inscrire à des cours tels que l’aquagym, un groupe avec une bonne ambiance et c’est que du bonus ! 

LES DON’T:

⁃ La course à pied : Pas du tout recommandée durant les neuf mois à cause des à-coups, elle appuie énormément sur le périnée. Pour l’après, il vaut mieux faire le point avec son physiothérapeute ou son médecin pour être sûre que ce soit ok avec notre périnée.

Nous vous rappelons que tous les sports à impacts (oui, le ski aussi) sont déconseillés pendant la grossesse et non recommandés tout de suite après. 

Se motiver pour l’après : 

– Le pole dance : Très bon pour le renforcement musculaire, c’est un sport qui booste aussi la confiance en soi. Chaque figure réussie renforce les sentiments d’accomplissement et de fierté de soi.

Le vélo : Une fois notre équilibre récupéré, se déplacer en vélo nous permet d’entretenir notre endurance sans les impacts de la course à pied.

Mais ce qui est le plus important selon notre working mum, c’est de se faire plaisir dans son choix de sport.

  • Des conseils pour se préparer à une grossesse ? 

« Dans la mesure du possible, continuez à faire du sport durant votre grossesse, s’il n’y a pas de contre-indications bien sûr, préconise Pauline. Passer 12 mois sans aucune activité sportive, cela devient très compliqué, précise-t’elle, cela impacte le moral et peut vous enfermer dans la solitude. »

On privilégie donc des mouvements simples comme marcher ou encore monter les escaliers : ainsi on gardera notre souffle et de l’endurance, éléments indispensables le jour où bébé pointera le bout de son nez… Passer régulièrement de la position assise (pas très confortable) à debout est aussi un bon exercice pour réactiver sa circulation.

On adapte sa pratique selon les saisons : on favorise les sports d’extérieur s’il fait beau pour profiter d’une bonne bouffée d’air frais au bord du lac. 

Le yoga est une option de choix car on trouvera forcément notre bonheur parmi les différents exercices proposés. C’est aussi un moyen de rencontrer d’autres futures mamans et de continuer par la suite des cours de yoga post-natal ensemble. Pour les non sportives, c’est LE sport à commencer durant sa grossesse. Pour les autres, on peut adapter les sports dont on a l’habitude tout en écoutant son corps.

Une recommandation ultime ? « Sans hésiter nager ! affirme Pauline. Avec la natation, on mêle sport et bien-être, on se sent tellement plus légère dans l’eau ! »

Alors qui disait que sport et maternité ne pouvait pas être le combo parfait ? 

Merci à Pauline Bar pour ses conseils. Découvrez son entreprise The Working Mums, une entreprise qui propose différents accompagnements pour les mamans souhaitant concilier vie professionnelle et personnelle, ainsi que des évènements (notamment sportifs) entre mamans.

Interview par Julie Parenthoux 

Les Mamans Inspirantes, interview 2 : Alison, fondatrice de la marque Tajinebanane.

Lorsque nous prenons contact avec Alison par téléphone, il se dégage tout de suite de sa voix une énergie contagieuse et une sincérité qui fait du bien. 

Véritable « wondermum », elle est maman de 3 enfants et la fondatrice depuis moins d’un an de la marque Tajinebanane. Son label est unique en son genre : il propose des tee-shirts innovants aux imprimés décalés, spécialement conçus pour allaiter à l’aise dans toutes les situations. 

Des premiers pas réussis dans le milieu de l’entrepreneuriat et qui prennent l’allure d’une success story. A travers notre rencontre interview, nous vous partageons l’univers d’Alison, rempli d’anecdotes de maman, de simplicité à cent à l’heure et de milles idées.

 

 

© Audrey Rutz

• Quelques mots sur toi ?

Je m’appelle Alison, je suis l’heureuse maman de 3 enfants : Noam 11 ans, Maali 6 ans et bébé Lou, 1 an dans quelques jours… Je vis à La Rochelle, une jolie ville au bord de l’Océan Atlantique.

• Comment est né Tajinebanane ? 

Tajinebanane est né par un véritable concours de circonstances. Enceinte de 8 mois, j’ai eu une appendicite plutôt difficile à soigner au vu de l’état avancé de ma grossesse. Quelques semaines plus tard, après maintes infections et opérations, j’ai été césarisée en urgence. À cause de mon état de santé et de mes traitements incompatibles, je n’ai pas pu allaiter à l’hôpital mon petit dernier comme j’avais pu le faire avec mes deux aînés. Outre la douleur et les actes chirurgicaux, ce qui m’a le plus fait souffrir, c’est de ne pas avoir pu gérer la naissance de mon bébé, et pire, de devoir renoncer à l’aventure de l’allaitement.

J’ai souffert de cet état mais j’ai gardé l’espoir de pouvoir mettre mon tout petit au sein une fois à la maison. Dès mon retour, plus de 20 jours après sa naissance et quelques biberons plus tard, j’ai eu envie de me battre pour contrôler ce qui m’avait jusqu’alors échappé.

Je l’ai mis au sein, des jours durant… Et j’ai réussi à allaiter mon enfant ! Entre la motivation, la confiance en son corps, en ses capacités et les pansements sur mon ventre, j’ai imaginé un vêtement confortable, pratique mais aussi inspirant afin de motiver à mon échelle d’autres mamans. Tajinebanane est donc né entre deux bistouris et compresses ! 

• Qu’est-ce que la maternité a révélé ou changé chez toi ? 

Je suis devenue maman de mon premier fils Noam très tôt, à 19 ans. Alors que mes copines sortaient en boîte de nuit, moi je changeais des couches. C’était une grossesse surprise mais mon instinct maternel était déjà bien ancré, depuis toute petite je crois. Comme je le dis souvent, je ne sais pas ce que la maternité a pu changer en moi car elle fait partie de moi. Je suis devenue maman avant de savoir que j’étais une femme. Je ne sais pas ce qu’est une vie sans enfant : voyager léger ou les grasses mat’, connais pas ! J’ai toujours été une maman. 

J’ai grandi en même temps que mes enfants. Mon rôle de mère, ma perception de la vie, mes combats… tout s’est affiné au fil des bougies d’anniversaire. La maternité révèle plus qu’elle ne change je pense. 

• En tant que maman, quelles sont les valeurs importantes que tu souhaites transmettre à tes enfants ?

Il y en a tellement ! J’aimerais qu’ils ne cessent d’être altruistes, qu’ils continuent de tendre la main, qu’ils aident, écoutent, partagent, qu’ils se sentent libres d’être eux-même, tels qu’ils sont. Mais ils sont tellement parfaits (#modestiematernelle) que je ne me fais pas de souci : les valeurs, ils les ont dans la peau ! (Rires)

• Comment gères-tu au quotidien ta vie de maman, de femme et ton entreprise ? 

C’est un peu sport ! (Rires). La vie de maman de 3 enfants avec une popotte Tajinebanane sur le feu c’est assez chaud ! Depuis qu’on s’est lancé, tout est allé si vite ! Les enfants ont découvert une nouvelle déco cartons dans la maison, ils nous aident à imaginer de nouveaux designs, emballent les colis avec nous. Le soir, quand il n’y a pas de devoirs pour Maali (ma fille en CP), c’est activité « lettre suivie » : elle me dicte les numéros et lettres que je rentre dans l’ordinateur. Bon, je sens que cette animation commence un peu à battre de l’aile, il faut que j’en trouve une autre ! (Rires)

Mes enfants font vraiment partie intégrante de tout, d’ailleurs mon fils m’a proposé le « mami’versaire » pour un nouveau modèle, je ne sais pas encore comment lui dire que les grands-mères, en principe… n’allaitent plus ! 

Pour mon rôle de femme, j’ai la chance d’avoir un compagnon merveilleux, très compréhensif et à fond dans Tajinebanane. Il ne me met pas de pression, il m’écoute et me soutient à 100%, ce qui je pense est une belle façon d’aimer ! On se retrouve souvent que tous les deux, au milieu des colis ou à la poste, mais on est ensemble !

Pour mon entreprise, je fais les choses au feeling car étant aide-soignante de métier, je n’ai aucune expérience dans ce milieu. Je n’ai jamais travaillé dans le commerce, ni dans le textile. Mais que ce soit dans mon exigeance niveau qualité, dans mon discours ou mon fil conducteur, je fais tout avec le coeur. L’avantage, c’est que Tajinebanane c’est nous : je n’ai pas à réfléchir car je vis tout ce que je fais ! J’allaite avec nos vêtements, j’emballe avec mes mains, je réponds avec sincérité aux messages. Mon petit frère nous a rejoint dans l’aventure très tôt, ce qui me permet de me reposer sur ses compétences en gestion, domaine où je ne suis pas une lumière ! (Rires). Je nous fais confiance à fond !

• Quels sont pour toi les 3 mots qui qualifient le mieux ton aventure entrepreneuriale ? 

Chance. Allaitement. Famille 

• Comment vis-tu l’engouement porté à Tajinebanane ?

C’est OUF ! C’est merveilleux de voir qu’il y a 5 mois, j’avais 150 tee-shirts dans mon bureau et je me disais : « Mon Dieu Ali, tu vas te taper une déco déménageur breton pendant 5 ans avec tous ces cartons ! ». (Rires)

Une semaine plus tard, j’avais tout vendu ! Aujourd’hui, nous recevons des dizaines de messages par jour de mamans heureuses, des photos de bébés repus, des commandes dans le monde entier… Je suis ultra touchée par toutes les mamans qui nous écrivent, qu’elles soient clientes ou non. Leurs encouragements me font tellement de bien et m’aident à réaliser la chance que nous avons. Sans elles, nous ne sommes rien !

• Quels sont les projets à venir en 2019 pour la marque ? 

Des projets par dizaine ! J’aimerais proposer une big collection pour nos mamans Tajinebanane, afin de pouvoir suivre leur allaitement de la maternité jusqu’au sevrage. Nous avons aussi des projets de jolies collab ainsi que d’agrandir notre réseau de revendeurs boutiques en France et à l’international.

Cela me tient aussi particulièrement à cœur que Tajinebanane soit toujours plus solidaire, je souhaite que nous continuions à notre niveau d’aider des associations grâce à des dons, et pourquoi pas mettre en place des actions !

• Quel est ton rêve le plus fou pour Tajinebanane ? 

Mon rêve le plus fou ? Tout ce que nous vivons est déjà tellement fou pour moi ! Mais si je devais dévoiler l’un de mes rêves, ce serait de faire de l’humanitaire au moins une fois dans ma vie. J’adorerais faire une mission dans une maternité quelque part dans le monde et pouvoir offrir mes tee-shirts à des mamans dans le besoin. Cela serait « putain de chouette »…

Retrouvez Alison et tout l’univers Tajinebanane sur les réseaux sociaux @tajinebanane et sur leur site https://www.tajinebanane.fr

Interview réalisé par Julie Parenthoux.

Maman, Papa, j’ai deux ans

Suite au post instagram très émouvant de Charlotte @lalottes qui s’est glissée dans la tête de sa petite fille, nous avons eu envie nous aussi de réagir autour de cette fameuse crise des 2 ans.

On vous a concocté un petit article qui détaille ce qui se passe pour votre loulou lors de ce chamboulement et on vous donne en prime quelques astuces afin que toute la famille puisse vivre au mieux cette phase parfois difficile.

En deux mots, c’est quoi la crise des deux ans ?

« La terrible two », comme on la surnomme, démarre aux alentours de 18 mois et peut durer jusqu’aux 3-4 ans.
C’est une période où l’enfant est très sensible et réactif. Beaucoup de changements se font dans sa tête et il ne sait comment se faire comprendre. Son seul moyen d’expression : des crises. En totale contradiction avec ses parents comme à l’intérieur de lui-même, cette étape représente aussi le passage du statut de bébé à celui de petit enfant. Un réel chamboulement à cet âge !

C’est pourtant une période indispensable à son développement. En effet, son cerveau est en pleine construction. Il perçoit donc les stimulations extérieures d’autant plus intensément et cela peut l’effrayer.

Sa capacité de penser en tant qu’individu commence à se développer. Ses émotions, sa parole et sa motricité aussi. Il prend conscience de son individualité et supporte mal une autorité qui l’infantilise. Il ressent la volonté de s’affirmer auprès de ses parents comme un petit être à part entière et non plus un prolongement de ceux-ci.
Tout est prétexte à contester : s’habiller, manger, jouer, dormir…
Mais même s’il veut être considéré comme une personnalité unique, il n’est pas encore capable de faire tout ce qu’il souhaiterait et de le gérer seul. Ceci génère des frustrations qui finissent par se transformer en crise de colère.

Bref, loulou est complètement perdu et ne sait plus quelle attitude adopter pour gérer ce conflit intérieur tout nouveau qu’on nomme aussi « phase d’individuation ».

Comment la gérer au mieux ?

La bienveillance des parents est très importante dans cette phase de développement. En évitant une autorité parentale en opposition ou interdiction systématique, vous mettez toutes les chances de votre côté pour que la crise dure le moins longtemps possible. De notre côté, on vous propose quelques astuces plus douces qui certes vous demanderont un peu de patience mais apporteront beaucoup à votre enfant sur le long terme.

1. Booster sa confiance en lui
Préférez les encouragements aux grondements. En effet, les enfants de cet âge ont besoin de se sentir exister. Une idée peut être de lui donner des « responsabilités » : chargez-le d’une petite tâche lors des courses ou du repas du soir par exemple. Au quotidien, vous pouvez renforcer sa confiance en lui en lui proposant des choix simples comme : « pour le dessert, tu préfères une pomme ou une poire ? ». Il se sent ainsi décider de certaines choses et fier de lui.

2. Mettre des mots sur ses émotions
Lors des crises d’anxiété ou de frustration, expliquez-lui ce qu’il ressent et apaisez-le. L’aider à identifier quelle émotion il ressent, lui dire comment elle se nomme et ce qu’il peut faire avec elle est une alternative qui l’aidera à se construire. Transmettez-lui également des clés très simples pour la gérer et s’apaiser : prendre une profonde respiration, colorer son émotion, crier d’un coup dans un coussin. Poussez-le à communiquer avec vous plutôt qu’à se fâcher. ll est important aussi de l’aider à exprimer ses émotions positives.

3. Lui parler simplement et clairement
Au quotidien, donnez-lui des consignes simples mais précises. Sans pour autant le laisser faire tout ce qu’il veut, posez-lui un cadre avec des mots simples. Evitez les négations : l’enfant ne les comprend pas et les verra simplement comme une incitation à faire le contraire.
A la place, parlez-lui de manière à stimuler sa réflexion avec des questions claires telles que : « Il fait très froid dehors, on met quel manteau pour avoir bien chaud? »
A cet âge, un enfant ne peut pas toujours contrôler ses pulsions. Plutôt que de répéter désespérément de ne pas toucher votre vase préféré, trouvez-lui une place plus favorable sur une étagère en hauteur.

4. Etablir un contact de douceur face à la colère
En cas de crise, évitez de céder systématiquement sinon il comprendra très vite que ses colères sont un moyen facile d’avoir tout ce qu’il veut. Bien sûr, établir le dialogue n’est pas toujours évident. Mais un contact visuel ou physique discret peut désamorcer la situation. Une main sur son épaule, sa peluche favorite ou se baisser à sa hauteur pour le regarder sont notamment des gestes basiques qui peuvent calmer un conflit.
Si rien n’y fait, votre simple présence à ses côtés lui apportera beaucoup plus que vous ne le pensez. Cela le rassurera et le fera se sentir grand à vos yeux. Cela nous amène à la règle de l’effet domino, si un enfant se sent compris il collaborera d’autant plus avec vous.

Et puis parfois, laissez juste entrer dans votre vie un poil de lâcher prise.
OK pour insister sur l’heure du coucher, mais pour la couleur de son pyjama, après tout qu’est-ce que ça change ?

 

Manger local

Genève dans votre assiette !

Alors que la tendance prône un retour à l’authenticité et que les consciences s’éveillent petit à petit, privilégier le réseau local n’a jamais été autant d’actualité. Notamment dans le domaine alimentaire où l’on cherche à en savoir toujours plus sur le contenu de notre assiette. Afin de vous aider dans vos démarches, Petit Favorite vous donne quelques astuces et bonnes adresses dans la région de Genève pour des premières pistes sur la voie du changement.

1. Préparer son marché sur Genève Terroir

Ce site très complet recense tous les contacts de producteurs de la région par spécialité : vins, légumes, fleurs, production animale… La vente en directe est mise à l’honneur avec possibilité de recherche selon des critères bien spécifiques comme les paniers, les ventes à la ferme ou les marchés. Une partie gastronomie est consacrée aux adresses locales pour les fins gourmets qui cherchent à régaler leurs papilles de produits du terroir. Enfin, vous pourrez en savoir plus sur le Label GRTA (Genève Région Terre Avenir), développé par l’Etat de Genève et qui garantit fraîcheur et traçabilité des produits.

Plus de détails sur geneveterroir.ch

 

2. Faire des courses engagées

Voici deux adresses à mettre sur votre liste :

Le Bocal Local, épicerie éco responsable propose des produits sans emballage à acheter en vrac. Il suffit de venir avec vos propres contenants pour faire le plein de céréales, riz ou légumineuses. Ici, on privilégie des aliments sains et traçables qui contribuent au développement durable en réduisant les intermédiaires. Des ateliers pratiques sont également dispensés pour sensibiliser les consommateurs. Le plus ? Le lexique développement durable du site qui nous (re)donne toutes les clés pour mieux comprendre le phénomène.

© Page Facebook Le Bocal Local

Le Bocal Local, Rue Lissignol 10, 1201 Genève. Plus d’infos et les horaires sur lebocallocal.ch ou au 022 900 15 41

 

Le Nid est une épicerie participative où chacun est à la fois client et coopérateur. Ce concept inédit propose des produits frais et locaux à moindre coût en échange de l’investissement de tous. Le principe est simple : vous « achetez » des parts sociales de la coopérative, vous participez avec une cotisation annuelle et quelques heures de votre temps libre. En échange, vous devenez un membre actif de l’épicerie en donnant votre avis et votre soutien à la consommation locale. En plus de cet engagement durable, le lieu a pour but de renforcer les liens sociaux du quartier. Une belle initiative qui montre le chemin.

© Page Facebook Le Nid

Le Nid, Sentiers des Saules 3, 1205 Genève. Plus d’infos et horaires sur lenid.ch

 

3. Une seconde vie pour les légumes hors calibre

Parce que la grande distribution a des standards bien particuliers, les légumes un peu trop gros, trop petits ou pas assez beaux sont destinés à être jetés. L’Union Maraichère propose donc de donner une seconde vie à ces produits de saison en les revendant à petit prix pour tous. Une initiative responsable et zéro déchet qui s’inscrit dans une démarche contre le gaspillage alimentaire, ultra présent en Suisse.

Union Maraîchère de Genève, Route de Base 45, 1258 Perly. Possède également une succursale à Carouge. Plus d’infos et horaires sur umg.ch ou au 022 827 40 00.

 

4. Garder les papilles ouvertes sur Nourrir la Ville

Prolongement du programme Nourrir la Ville, la page Facebook éponyme permet de rassembler les initiatives de la Ville de Genève concernant le domaine de l’alimentation locale. Tous les évènements organisés y sont notamment listés.

Ce projet a pour but de mettre en lumière les produits agricoles locaux, de sensibiliser à une alimentation saine et de développer l’agriculture urbaine comme les potagers au sein des quartiers. Dans ce cadre, la Maison de l’Alimentation a récemment été créée au coeur de la ferme de Budé afin de favoriser les échanges entre producteurs et consommateurs. Des actions qui finiront par payer.

Plus d’infos sur la page Facebook et sur le site ville-geneve.ch.

 

5. Halte au gaspillage avec foodwaste.ch

Engagée contre le gaspillage alimentaire, l’association foodwaste.ch souhaite sensibiliser chacun sur cette réalité qui dévoile des chiffres alarmants en Suisse. Soutenue par OGG Bern, la plateforme propose des astuces très simples à mettre en place au quotidien. On vous donne tous les secrets de conservation de nos aliments, détail que l’on pense savoir mais qui finit par nous surprendre. Particularités des aliments, durée de vie, lieu favorable au stockage… vous saurez tout pour optimiser vos produits. Un aide-mémoire bien pratique pour reprendre les bases et ainsi s’engager dans la voie du non au gaspillage.

Plus d’infos sur foodwaste.ch

 

Il n’y a que la maille qui m’aille !

En cette période grise de grand froid, nous avons besoin de réconfort dans notre vestiaire. Nos petits bouts aussi ! Pour l’occasion, Petit Favorite vous partage sa sélection coup de cœur douceur de marques qui proposent des mailles stylées et conforts pour un hiver bien au chaud.

La veste à capuche immaculée en laine organique, de Betón Studio (SE)
Gros coup de cœur pour cette veste minimaliste qui va accompagner bébé tout l’hiver !D’un blanc immaculé, on reste complètement gaga devant la qualité de la laine vierge merino organique. Avec en prime, un entretien facile qui redonne toute sa noblesse à la fibre.

Wool Jacket Organic – existe en gris ou blanc, du 50 au 92

Betonsstudio.com

 

L’adorable combi Magnolia, de Hank Knitwear (AU)

Difficile de résister devant cette petite merveille en fil de soie vierge tricoté façon crochet délicat. Dans un esprit vintage, ces petits tricots sont réalisés main par des artisans australiens. Une belle manière de s’offrir une pièce exclusive tout en collaborant au business local des producteurs australiens.

Magnolia Knit Romper, du 0-3 mois au 2 ans

Hankknitwear.com

 

Le pull Bouton d’or, de l’Asticot (CH)

En laine organique jaune bouton d’or, le pull l’Asticot a tout pour être le must-have de l’hiver. Tel un rayon de soleil dans notre hiver glacial, ce jumper détonne par sa couleur, son col asymétrique et son point fantaisie. Il n’y a plus qu’à l’adopter !

Jumper Dylan, du 18 mois au 12 ans

Lasticot.com

 

L’ensemble merino vitaminé, de Babaà (ES)

En laine merino ultra fine, l’ensemble coordonné pull + pantalon Babaà et son coloris vitaminé nous donne envie rien qu’à regarder les photos ! Ultra doux tout en tenant chaud, il peut être porté seul comme un uniforme cosy ou encore comme couche supplémentaire sous une autre tenue, pour plus de chaleur lors des journées bien fraîches.

Jumper no 25 Maple, du 2 au 8 ans

Babaa.es

 

Le bonnet canard tricoté par mamie, de Jacotte Tricotte (CH)

Jacotte Tricotte, c’est tout d’abord un concept qui nous fait craquer. Les produits sont tricotés main par des grands-mères de Genève et alentours, ce qui les rend totalement uniques et tous dotés d’une histoire différente. On craque sur le bonnet de saison couleur canard en coton et laine merino à l’esprit vintage totalement adapté à bébé. Une belle histoire de maille !

Bonnet Camille couleur canard, de la taille prématuré à 18 mois

Jacottetricotte.com