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Les Mamans Inspirantes #8 : Julie, photographe freelance, maternité inspirante et maman de deux petites filles @capoupascaplili

J’ai eu la chance de rencontrer Julie par hasard lors d’un évènement lyonnais.

Pudique et réservée au premier abord, je pouvais sentir chez elle une réelle profondeur d’âme et un grand potentiel créatif. 

Dès notre première rencontre, j’ai eu un réel coup de coeur pour son travail photographique : vivant, spontané, et naturel. Une perception unique de l’enfance à travers son regard de maman épanouie.

De ses clichés, se dégage une certaine douceur poétique, comme la délicieuse nostalgie d’une après-midi à la campagne ou la chaleur sucrée persistante de longues soirées d’été.

J’ai la chance de collaborer régulièrement avec Julie, c’est donc avec un plaisir particulier que j’ai rédigé son portrait pour la série des mamans inspirantes.

Discrète avec un regard touchant, profond et vif : voilà comment je définirai Julie et sa vision photographique. 

©Julie Gache

 

  • Peux-tu te présenter en quelques mots ? 

Je m’appelle Julie, j’ai 31 ans et je suis maman de deux petites filles : Elie 7 ans et Paula 3 ans. 

Nous vivons à la campagne dans la région grenobloise et je suis photographe freelance.

 

 

  • Tu as fait l’expérience d’une reconversion professionnelle. Comment as-tu vécu ce cheminement et comment en es-tu arrivée au domaine de la photographie ? 

Le cheminement a été très long (sourire).

La photo est venue à moi assez naturellement : à la naissance de ma première fille, le papa m’a offert un appareil photo car j’avais envie de garder une trace de tous nos moments de vie.

Petit à petit, j’y ai pris goût : d’abord en photographiant ma fille puis par la suite, j’ai continué à le faire par pur plaisir.

Progressivement, les choses se sont enchaînées : j’ai eu une deuxième fille, je suis devenue de plus en plus présente sur les réseaux sociaux… C’est justement par ce biais que l’on m’a contactée pour des collaborations. J’ai donc réalisé pas mal de photos notamment pour la mode enfant et la décoration, deux univers qui me passionnent. 

C’est cet engouement qui m’a poussé à me lancer en tant que professionnelle dans la photographie. J’ai commencé à me former techniquement en autodidacte – aujourd’hui avec internet c’est assez facile – et avec beaucoup d’observation aussi.

Voilà ce qui m’a menée à cette reconversion.

 

 

  • Comment définirais-tu ton esthétique ? 

Bonne question ! (rires). C’est un concept très dur à définir car l’esthétique évolue constamment selon les inspirations, notre état d’esprit, nos expériences… 

Je pense que la beauté est différente pour chacun. Pour ma part, j’aime voir la beauté dans des choses simples, des moments de famille complices… 

J’aime cette beauté pure que l’on peut retrouver au quotidien, une beauté assez naturelle et spontanée en fait.

 

 

  • Tu es aussi présente sur les réseaux sociaux avec une petite communauté de mamans, comment conjugues-tu ton coeur de métier avec les réseaux sociaux ?

Beaucoup d’opportunités sont venues à moi grâce aux réseaux sociaux, je n’ai jamais vraiment eu à démarcher.

Evidemment, Instagram est un univers particulier et on ne peut pas tout partager.

En tout cas, je garde une certaine réserve pour préserver ma famille, même si mes filles apparaissent parfois dans mes photos. 

Dans mon coeur de métier, tu es également obligée de te créer une “ligne de conduite” pour garder un feed harmonieux. Je dois faire un choix parmi toutes mes envies et mes inspirations, je ne peux pas tout poster si je veux que mon compte garde un joli rendu. 

D’ailleurs, ce serait bien que j’envisage de me créer un compte professionnel pour partager un peu plus mon travail, mes collab, les shootings que je réalise… il faut que je travaille sérieusement là-dessus ! (rires)

 

 

  • L’esprit de famille, c’est quoi pour toi ? 

La famille, c’est le plus important pour moi. Dès la naissance de ma première fille, cela a été très naturel : j’ai eu envie de consacrer beaucoup de temps à ma famille. C’est ce que je fais d’ailleurs depuis plusieurs années. 

J’ai eu la chance de pouvoir m’arrêter de travailler pour m’occuper d’Elie durant ses premières années. J’ai pu aussi le faire aussi pour Paula, ma seconde fille. Il était primordial que je puisse leur consacrer beaucoup de temps et d’énergie. 

La famille est vraiment ce qu’il y a de plus important à mes yeux : développer la complicité entre ses membres, apprendre à se respecter, s’entraider, être à l’écoute…

Lorsque j’étais enceinte de Paula, nous n’avions pas demandé le sexe du bébé pour garder la surprise.

Quand nous avons découvert que c’était une petite fille, j’étais tellement contente ! Je trouvais qu’avoir une soeur pour Elie, c’était magique. Je les imaginais grandir ensemble et pouvoir se créer une belle complicité. 

Devenir grande soeur, c’était vraiment la meilleure chose que je pouvais offrir à Elie. Avec le confinement, cela me le confirme, elles ne se quittent plus ! (sourire)

Nous passons beaucoup de temps ensemble elles et moi, nous avons un lien très fort mère-filles.

Mon mari a un travail très prenant, souvent loin de la maison, donc l’un de nous deux doit forcément être présent pour les filles. J’ai donc choisi d’être là pour ma famille tout en pouvant m’épanouir professionnellement 

 

 

  • En quoi devenir maman a changé ta vision de la famille ? Et ton expérience entrepreneuriale ? 

La maternité a tout changé. Avant de devenir maman, j’avais plein d’autres projets qui ont perdu toute leur importance par la suite. Ce qui m’importait le plus, c’était de pouvoir me consacrer à ce nouveau rôle. 

Ma vision de la famille a pris tout son sens lorsque je suis devenue maman : créer sa propre famille, c’est complètement différent de ce que l’on a pu construire auparavant. 

C’est d’ailleurs ce qui m’a poussé à faire une reconversion professionnelle. Je souhaitais un job qui m’épanouisse tout en gardant du temps pour mes filles. Je privilégie ma vie de famille même si j’ai besoin de ce nouveau challenge professionnel. C’est important pour être bien avec mes enfants et c’est tout aussi important pour eux de voir leur maman épanouie. 

En devenant maman, j’ai surtout pris conscience que je devais faire des choix et de quelles étaient mes priorités.

 

 

  • Tes enfants peuvent-ils être une source d’inspiration ?

Les enfants, c’est magique et naturel. Ils ne trichent pas, sauf au jeu ! (rires). 

Ils sont “bruts” : contents, pas contents, on le sait tout de suite. Ils ne font pas semblants. Ils ne savent pas cacher leurs émotions, ils sont sincères, transparents, on peut lire en eux. Ils sont plein de vie. Ils ont aussi cette si belle naïveté…

Plein de choses que nous, nous perdons en grandissant. Adulte, on ne peut plus tout se permettre et on perd en spontanéité. 

Leur insouciance est très inspirante.

 

 

  • Quel serait ton secret pour réussir à concilier vie pro et vie perso, notamment lorsqu’on est maman ? 

Je n’ai pas de secret, je ne suis pas quelqu’un de très organisée ! (rires). 

Il faudrait que je le sois un peu plus ! Ce que j’essaye de faire, c’est m’obliger à prendre du temps de qualité rien qu’avec mes enfants, en ne pensant plus au travail. Même si avec les réseaux, ce n’est pas toujours évident comme tout est étroitement lié avec mon métier. 

Faire la part des choses et savoir couper pour être 100% avec sa famille, je pense que c’est très important pour maintenir un équilibre.

 

 

  • Que peut-on te souhaiter de plus fou ? 

Une réussite dans la photographie ! 

J’ai eu beaucoup de mal à me lancer car quand tu sors du milieu professionnel pour te consacrer à tes enfants, ce n’est pas toujours facile de réussir à y retourner. C’est un long travail pour reprendre confiance, se sentir légitime et savoir tu peux faire autre chose qu’être maman.

Le must, je rêverai d’avoir une parution dans le Milk Magazine ! Mais pourquoi pas après tout…

 

©Julie Gache

Retrouvez Julie sur son compte instagram

Les Mamans Inspirantes #7 : Mathilde, community manager freelance & fin gourmet, maman d’un petit kiwi et blogueuse @rockmycasbah

Cela fait quelque temps que je suis Mathilde alias RockmyCasbah sur les réseaux sociaux.

Son oeil photographique pointu – entre photos de voyage inspirantes, contenu food et les boucles de son petit kiwi – partage au quotidien humeurs et inspirations.

Mathilde fait partie de ces personnes dont j’admire l’audace et la force de caractère. Douce et créative, elle a accepté de me rencontrer online pour un interview. 

En toute simplicité, nous avons échangé sans langue de bois autour de son parcours entrepreneurial ponctué d’obstacles, de sa façon d’aborder le digital, comment concilier vie de maman et ambition professionnelle mais aussi sur ses passions et ses rêves. 

Retour sur une rencontre digitale inspirante et inspirée en temps de confinement.

© Madame Léon photographie

  • Peux-tu te présenter en quelques mots ?

C’est l’exercice le plus difficile ! J’ai 34 ans, j’habite à Toulouse depuis mes 18 ans et je suis maman d’un petit garçon de 2 ans. 

Je travaille dans l’univers du digital : je suis community manager mais je m’occupe aussi de la création de contenu pour mes clients. C’est-à-dire que je suis en charge de l’animation des réseaux sociaux mais j’ai également une vraie démarche créative. 

La plupart de mes clients travaillent dans la gastronomie. C’est arrivé un peu par hasard mais ça tombe très bien puisque j’adore manger ! (Rires)

J’ai toujours aimé cuisiner, l’univers food m’inspire beaucoup.

 

  • La question du moment : qu’est-ce le confinement t’aura apporté de positif ? 

Passer plus de temps avec mon fils et mon compagnon. 

Au quotidien, il travaille beaucoup et il est souvent en déplacement : ce confinement nous a permis de nous retrouver tous les trois, pour de vrai. 

Depuis cette période, je trouve aussi mon fils plus épanoui qu’avant. C’est un enfant par nature très joyeux et serein, plutôt facile à vivre. Je le sens encore plus “cool” et apaisé avec ce lâcher-prise des contraintes. Il mange également beaucoup mieux, malgré ses troubles de l’oralité. 

Cela m’a permis de comprendre que ses troubles n’étaient pas seulement liés à des problèmes de reflux mais aussi à un problème affectif. Je pense qu’il a  besoin de ses parents plus qu’on ne l’imaginait, même si nous essayons d’être présents au maximum.

Donc que du positif d’un point de vue affectif.

 

  • Tu es community manager freelance, peux-tu nous parler de ton parcours entrepreneurial en quelques mots ? 

Il a débuté en 2016. J’ai été salariée durant des années dans le secteur de l’immobilier jusqu’au jour où je suis arrivée à saturation et demandé une rupture conventionnelle. 

Durant ma période de chômage, j’ai créé un blog car j’aimais écrire et j’avais besoin d’un cadre pour éviter de me disperser. Parallèlement, je continuais à chercher un job dans mon domaine. J’ai passé près d’un an à prospecter avec très peu de réponses et d’entretiens en retour. Du coup, j’ai fini par me dire que c’était peut-être un signe ! 

J’ai alors réalisé un bilan compétences qui m’a orienté vers les métiers de la communication. Au début, cela m’a paru invraisemblable : pour moi, la communication signifiait événementiel, se mettre en avant… Cette partie ne me plaisait pas du tout. J’ai découvert ensuite que la communication était une sphère bien plus large. 

Comme j’aimais beaucoup l’écriture, j’ai commencé des micro stages en entreprise pour de la rédaction web. Ces expériences se sont avérées très concluantes et m’ont beaucoup plu. De fil en aiguille, j’ai été approchée par une personne dans le domaine de la décoration pour produire des contenus écrits : j’ai donc créé mon statut d’auto entrepreneur.

Le vrai hic dont on ne parle pas forcément dans ce genre de métiers, c’est le salariat déguisé. J’ai travaillé non stop durant presque 4 ans en tant que freelance sans bénéficier ni des avantages du salariat, ni des avantages du freelance, puisque j’étais en entreprise. 

Un vrai parcours du combattant, d’autant plus que la dernière boîte avec qui je travaillais devait me salarier mais s’est finalement séparée de moi du jour au lendemain pour des raisons économiques. 

J’ai eu du mal à digérer cette nouvelle car je me suis retrouvée brusquement sans travail, sans aucun avantage du salariat, pas droit au chômage ni à la CAF. 

Ceci dit, lorsqu’on se retrouve dans une telle situation avec un enfant à charge et une nounou à payer, on trouve des solutions certainement beaucoup plus vite que lorsque l’on est “aidé”. 

J’ai donc mobilisé toutes mes connaissances et mes ressources, notamment via mon compte instagram où j’avais une petite communauté. Suite à mon post, il y a eu beaucoup d’entraides et de partages. Même si l’effet n’a pas spécialement été immédiat, je n’ai jamais eu de démarchage à faire, les choses se sont construites suite à cet élan. Tout ne s’est évidemment pas concrétisé mais j’ai compris que j’avais activé un levier intéressant. 

 

  • D’où vient le nom de ton blog “Rockmycasbah” ? 

C’est un jeu de mots avec une chanson qui s’appelle “Rock the Casbah”, d’un groupe anglais des années 80. J’avais envie d’un blog à mon image qui traite plusieurs thématiques, comme un pot pourri de ce qui m’intéressait. 

C’est aussi un petit clin d’oeil à la musique rock et à mes parents, mon père a fait beaucoup de rock et ma mère est d’origine kabyle.

 

  • Quelle relation entretiens-tu avec le digital et les réseaux sociaux, qui sont tes outils de travail au quotidien ? 

Une relation amour / haine. A titre professionnel, j’en ai besoin et avec les comptes de mes clients, la relation est tout autre puisque purement professionnelle. 

J’arrive à avoir plus de détachement car c’est une utilisation stratégique. 

Evidemment, c’est quand même compliqué lorsque l’on obtient pas les résultats désirés, même si c’est indépendant de ma volonté et souvent lié au budget des entreprises. 

Cela génère forcément un peu de frustration, mais moins qu’à titre personnel, Sur mon compte perso c’est un peu les montagnes russes selon les posts mais globalement je le vis plutôt bien. Le problème, c’est que je suis complètement accro, surtout en ce moment où je suis moins à l’extérieur. Difficile de déconnecter. (Rires)

 

  • En quoi ton rôle de maman a-t’il fait évolué ta façon de vivre et de travailler ? 

Ma façon de travailler a particulièrement changée lorsque je me suis retrouvée seule chez moi à mon compte. A partir de ses 1 ans, mon fils a commencé à avoir des soucis de santé récurrents. Je n’aurai jamais pu être en entreprise et gérer tous les rendez-vous médicaux, les nuits sans sommeil… Au final, ce fut donc une bonne chose que mon opportunité de salariat ne se concrétise pas. Savoir que j’étais à mon compte avec une certaine flexibilité m’a beaucoup rassurée et enlevé une grosse pression. 

Pour moi être maman et entrepreneur, c’est complètement compatible et c’est même une vraie chance.

 

  • Quelle est ta vision de l’esprit de famille ? 

J’aime beaucoup ma famille à moi, celle que j’ai créé et choisie. Elle me plait beaucoup, notamment parce que j’ai un vrai soutien de mon conjoint qui est très impliqué. 

Nous avons vraiment une répartition équitable des tâches, même si j’ai une charge mentale que lui n’a peut-être pas concernant la gestion des repas, les courses… du fait qu’il est souvent en déplacement. Par contre, il va se rattraper sur d’autres aspects pratiques comme faire la vaisselle, préparer le biberon, se lever la nuit… 

Cette famille que j’ai construit, je la trouve géniale parce que c’est fluide, apaisé et fun à la fois. Nous avons aussi la chance d’avoir des grands-parents impliqués.

 

  • Le voyage occupe une part importante de tes inspirations et de tes hobbies. Comment l’envisages-tu aujourd’hui avec un enfant ?

Jusqu’à présent, nous avons voyagé avec notre fils uniquement en “terrain connu”, c’est-à-dire dans des lieux où nous avons l’habitude de passer nos vacances. 

Mon fils n’a jamais pris l’avion, notamment à cause de problèmes de tympans et nous n’avons pas encore testé de destinations inconnues avec lui. 

Pour l’instant, nous avons décidé de ne pas prendre de risques en partant dans des endroits connus et cela nous apaise beaucoup. Par contre dans le futur, je n’envisage pas de voyager sans lui. On s’est dit qu’on attendrait ses 3 ans pour des destinations plus lointaines qui comprend des visites et des activités culturelles car en dessous de 3 ans, un enfant ne peut pas faire grand chose. Mais il fera effectivement partie du trio qui voyage ! (sourire)

 

  • Quel est « ton secret » pour créer un équilibre entre vie de femme, maman et entrepreneuse ?

Je pense qu’il faut être très bien entourée, c’est la clé. Comme je disais précédemment, j’ai le soutien des grands-parents qui nous permet de prendre du temps que ce soit pour moi en tant que femme ou nous en tant que couple. De temps en temps, nous pouvons nous accorder sans stress un resto ou une nuit sans enfants. C’est une grande chance que tout le monde n’a pas. 

Je peux aussi compter sur eux lorsque j’ai des déplacements professionnels et que je dois partir très tôt. L’autre secret indispensable, c’est le soutien sans faille de mon conjoint dans tout ce que j’entreprends.

 

  • Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter de plus fou ? 

C’est marrant, je n’ai pas vraiment de rêves fous ni d’ambition dingue si ce n’est continuer d’être heureuse comme je le suis aujourd’hui. 

Dans les années à venir, nous avons envie de déménager dans un endroit qui nous plait beaucoup. Mais la situation actuelle repousse ce rêve un peu plus loin. Avec cette crise, je vois que rien n’est acquis : j’ai perdu un client, il va falloir recommencer à tisser de nouvelles relations, réenclencher la machine, un vrai travail de fourmi. 

Donc aujourd’hui mon souhait le plus cher, c’est de préserver ce que j’ai construit et de finir par réaliser mon rêve : aller vivre là où nous avons envie pour continuer notre histoire un peu plus près de la nature.

© Madame Léon photographie

Retrouvez Mathilde sur son blog et sur son compte instagram

Une histoire de doudou

 » Je me présente, je m’appelle Doudou et j’ai été choisi par votre petit bout d’amour à ses sept ou huit mois ! Je ne suis pas le plus beau ni le plus doux mais c’est sur mes oreilles souples et mon étiquette douce que votre bébé a jeté son dévolu.

Ce jour où j’ai compris que c’était moi et seulement moi, quel souvenir !  Ses petites mains maladroites commençaient doucement à pouvoir nous attraper, mes copains doudou et moi. Pourtant, son regard s’est plongé dans le mien au moment où toi maman, tu as quitté la pièce en nous laissant en tête à tête. »

D’où vient Doudou ?

C’est le pédopsychiatre Donald Winnicott qui a pour la première fois parlé d’un « objet transitionnel » dans les années 50. En effet, il l’explique comme étant la première chose qui tisse un lien entre l’enfant et l’espace extérieur lorsque son principal repère, sa maman, s’absente. Il a pour rôle de rassurer et apporter un sentiment de sécurité tout en lui offrant une première autonomie. Par la suite, cette fonction rassurante se décline sous bien des aspects en l’aidant lors de différents évènements tels que des difficultés à s’endormir seul, le premier jour d’école, son genou éraflé par une chute…

Comment le choisir ?

Le choix du doudou intervient à l’âge où débute les angoisses de séparation chez le nourrisson et ce jusqu’à l’école primaire voire plus un peu plus tard selon les enfants. Seulement un bébé sur deux adopte un seul et même doudou mais n’espérez pas avoir votre mot à dire sur son choix car le nourrisson s’attachera à un objet doux, facile à attraper et à manier. Il peut prendre la forme d’une peluche, un morceau de tissu, une tétine… il devra retenir son attention et l’apaiser. En tant que parent, il est cependant possible d’aider au choix du doudou en lui offrant différents objets dès le plus jeune âge -attention à la sécurité toutefois- mais il est certain que vous n’aurez pas le dernier mot !

Un apport et non pas une nécessité 

Il faut être prudent à ne pas transformer doudou en objet dit « fétiche ». Il est une aide à son développement et permet de supporter l’absence des parents mais ne doit pas devenir une solution de facilité car il perdrait ses fonctions très rapidement. L’enfant en deviendrait dépendant et aurait d’autant plus de mal à s’en séparer plus tard ! Le réconfort par un être cher ne doit donc pas être substitué par doudou !

Les Doudou tips 

Notre rôle de jeune parent nous pousse souvent  à nous demander comment intervenir dans la relation entre notre enfant et son doudou. Tout d’abord pour vous éviter toute source d’ennui, prenez l’habitude de nettoyer son doudou au moins deux fois par mois. Si votre enfant venait à le perdre, il serait plus facile pour lui de ré imprégner son odeur sur un nouvel objet. N’hésitez pas non plus à acheter son doudou en plusieurs exemplaires si possible, en cas de perte cela vous évitera bien des nuits sans sommeil ! Lorsque votre petit coeur débutera l’école, petit à petit, tenter de lui apprendre à laisser doudou dans un endroit bien particulier dans sa chambre. À son départ, il prendra pour habitude de le placer sur un coin de son lit ou sur sa chaise. Ainsi à son retour, doudou l’aura bien sagement attendu !

Nos doudous coup de coeur

Pipouette, plus qu’un doudou, il accompagne le développement de votre enfant et lui apprend à vivre et accepter ses émotions. Un doudou, plusieurs visages, une réelle innovation, un très gros coup de coeur !

Le compte Instagram de Pipouette

Maaju, des doudous “tatoués de poésie” fabriqués en coton biologique et imprimés avec des encres Oeko-tex, à Toulouse en France. Les 8 modèles sont littéralement à croquer, saurez-vous lequel choisir ?

Le compte Instagram de Maaju ici

Atelier Maurice ce sont des doudous confectionnés sur-mesure en Suisse, par une maman de deux petits marmots. Personnalisables à l’infini, vous trouverez sur chaque modèle un petit noeud, véritable marque de fabrique de ces petits bijoux.

Le compte Instagram de Atelier Maurice

 

Enfin, voici en exclusivité notre doudou Arturo le Poulpito, mascotte de notre collection Automne-Hiver 2020.

Disponible en précommande dès juin 2020, il est 100% personnalisable.

Ses tentacules maniables et son sourire décalé sauront ravir vos tout-petits !

 

Nous serions ravis de voir à quoi ressemblent les doudous déjà adoptés de vos enfants ! N’hésitez pas à les publier accompagnés du hashtag #montremoitondoudou. 

Le plus envahi d’amour sera publié sur notre page instagram !

 

 

La main à la pâte pour le goûter de Pâques

Pour ce lundi de Pâques en famille, nous avons décidé de vous proposer de mettre la main à la pâte pour vous régaler tous ensemble.

En collaboration avec Mélissa, pâtissière et apprentie chocolatière alias @meli_pastry, découvrez comment réaliser de délicieuses madeleines moelleuses enrobées de chocolat.

Une recette parfaite pour détourner ses chocolats de Pâques en goûter gourmand !

Nous vous proposons la recette illustrée pas à pas, vous n’avez qu’à retrousser vos manches pour régaler toute votre tribu !

Joyeuses Pâques à tous !

 

Les Madeleines Pascales

Pour 20 madeleines

125 g farine

105 g sucre (ici du sucre coco)

14 g cassonade

5 g de zestes (citron) 

3 oeufs

15 g miel (ici du miel de lavande)

130 g beurre

4 g levure chimique

1 pincée sel

 

LES ETAPES

  1. Ajouter les zestes au sucre de coco + cassonade

 

2. Ajouter progressivement les oeufs en mélangeant au fouet pendant 15-20min à vitesse moyenne (il faut que le mélange devienne bien mousseux).

 

3. Mélanger le miel au beurre fondu

 

4. Puis ajouter la levure et le sel

 

5. Prélever une partie du mélange sucre/oeufs avec votre fouet et mélanger avec le miel/beurre.

Il s’agit d’une étape qu’on appelle Détendre la préparation, c’est-à-dire la rendre plus souple et plus facile à travailler.

 

6. Verser la farine tamisée en pluie sur le reste du mélange sucre/oeufs

 

7. Enfin, ajouter le mélange miel/beurre détendu avec le mélange sucre/oeufs précédent. 

 

8. Mettre la préparation finale dans une poche à douille et remplir les moules à madeleine, préalablement beurrés (étape facultative pour les moules en silicone).

 

9. Préchauffer le four à 170°C et mettre les madeleines à cuire pendant 9 à 11 minutes (selon votre four).

Bien les surveiller jusqu’à ce qu’elles soient légèrement dorées. 

 

Voilà, votre goûter est presque prêt !  

 

Pour le nappage au chocolat

Pour napper 20 madeleines environ

200g de chocolat (noir ou au lait)

 

Faire fondre le chocolat au micro-ondes doucement (par tranche de 15 secondes)

Mélanger régulièrement jusqu’à atteindre la température de 32 degrés maximum pour du chocolat noir et 30 degrés maximum pour du chocolat au lait.

 

Vous pouvez décorer les madeleines avec de la noix de coco râpée, des éclats de pistaches, des Smarties…

A vos fourneaux ! N’hésitez pas à nous envoyer vos photos ou à nous taguer avec le #gourmandisepetitfavorite 

 

Retrouvez Mélissa sur son compte instagram @meli_pastry

Confinement Tip 1 : Un goûter dans les règles de l’art


Dans cette période un peu particulière de confinement, nous avons décidé de vous proposer des idées pour égayer vos journées en famille.

Aujourd’hui en collaboration avec Mélissa, pâtissière et apprentie chocolatière alias @meli_pastry, nous vous proposons une délicieuse recette chocolatée à réaliser à autant de mains que vous voulez pour votre goûter !

Fin gourmet aux papilles curieuses, nous avons posé quelques questions à Mélissa sur sa vision de la cuisine en famille. Toute la recette pas à pas illustrée est disponible juste en dessous. C’est parti et bon appétit !

  • Quels sont les bienfaits de la cuisine en famille ? 

Ils sont multiples ! Cela leur permet notamment de développer leur créativité, leur autonomie mais aussi de passer un bon moment en famille tout en faisant une activité créative.

  • Quels exemples de goûter réaliser avec ses enfants ? 

Mon coulant au chocolat bien sûr ! (Rires). On peut aussi leur proposer des madeleines, des cookies ou encore des tartes. Le plus important est qu’ils prennent goût autant à la réalisation qu’à la dégustation.

  • Un conseil pour rendre la cuisine ludique pour les enfants ?

Les laisser faire eux-mêmes tout en les surveillant d’un oeil. Leur proposer de décorer les gâteaux avec des glaçages maison ou des décorations en sucre coloré.

La recette du coulant au chocolat de Melissa @meli_pastry

  1. Hachez le chocolat (ou utiliser des palets) et faites-le fondre doucement au bain-marie ou au four micro-ondes en remuant de temps en temps.

2. Ajoutez le beurre tempéré.

3. Dans un saladier, blanchir les oeufs avec le sucre à l’aide d’un fouet.

4. Ajoutez le mélange chocolat + beurre au mélange précédent

5. Incorporez la farine tamisée. 

6. Versez dans les moules et enfournez pour 10 min à 190 degrés.

Il est aussi possible d’utiliser des moules en silicone.

7. Démoulez et servez aussitôt.

Vous pouvez le servir aussi soit avec une boule de glace vanille, de la crème anglaise ou de la chantilly. Et surtout dégustez sans plus attendre !

Retrouvez Mélissa sur son compte instagram @meli_pastry

Interview réalisé par Julie Parenthoux

Notre top 3 des marques swimwear matchy

L’été commence à s’installer et nous rêvons tous de piquer une tête dans le premier point d’eau à notre portée. Seul hic : le maillot de bain.

Pas de panique ! Si vous n’avez pas encore de bikini pour vous ou votre mini, nous vous proposons quelques idées (matchy of course !) parmi nos coups de cœur du moment. Tout en confort, chic et complicité.

Jeune marque espagnole repérée à Pitti Bimbo, Cocoi Swimwear se sert des filets de pêche récupérés en mer pour réaliser la matière de ses modèles : un nylon recyclé nommé Econyl. Certifié UPF 50+, le tissu vous protégera efficacement du soleil vous et vos petits bouts. Fabriqués dans une usine familiale près de Barcelone, les pièces sont pensées pour coordonner petits et grands avec différentes coupes et imprimés fun comme celui du toucan. 

Mention spéciale aux maillots et combinaisons à manches longues qui seront un allié précieux dans les pays très ensoleillés. À découvrir sans plus attendre !

https://www.cocoi-swim.com/

  • Canopea : Elégance balnéaire à la parisienne

Délicatesse et élégance parisienne dans des maillots de bain, voici Canopea. Engagée dans une démarche éco-responsable, la marque utilise aussi la fibre Econyl afin d’offrir une protection solaire et aquatique optimale. Inspiré de la mode balnéaire des années 30, Canopea souhaite offrir des pièces graphiques et épurées de qualité pour toute la famille.

Coup de cœur pour les détails du dos des une pièce. Que ce soit l’encolure carrée graphique à noeuds ou les bretelles volantées, on les veut tous !

https://canopea-paris.com

Un esprit rétro flotte definitivement dans la collection swimwear de Louise Misha. Culotte à volants, imprimés d’inspiration Liberty ou encore encolure bain de soleil créent des maillots définitivement stylés et un brin pin up. En une ou deux pièces, les tons bleu violet côtoient le jaune moutarde ou encore le kaki et le rose pale pour un festival de couleurs assurément poétiques et bohèmes. Bien sûr, les looks se déclinent en version femme et petite fille (du 3 mois au 14 ans) pour que votre mini soit fière de pouvoir s’habiller comme maman.

https://www.louisemisha.com/

  • Mais aussi… les jouets de plage 2.0 Liewood 

Pour que mini s’éclate à la plage, les jouets en silicone Liewood deviendront rapidement des indispensables. Conçu sans aucune substance chimique, ils associent ludique, santé et design minimal au sein d’objets utiles et beaux déclinés dans plusieurs couleurs pastels. Définitivement le must have de l’été !

https://www.liewood.com/

 

Article rédigé par Julie Parenthoux.

Les Mamans Inspirantes #5 : Magali, graphiste illustratrice indépendante alias Groseille et maman de deux petites filles

Magali fait partie de ces femmes simples au dynamisme communicatif. Tout en sensibilité et avec une légère pudeur délicate qui lui est propre, elle s’ouvre à nous avec beaucoup de sincérité pour aborder sa nouvelle vie d’entrepreneur graphiste indépendante.

Maman très présente, elle parle aussi de l’effet de ce choix sur sa vie de famille et de l’importance de son conjoint dans l’aventure Groseille. Un interview riche et inspirant pour entrer au coeur de l’univers de Groseille. 

  • Peux-tu te présenter en quelques mots ? 

Je m’appelle Magali, j’ai 40 ans, je vis et travaille à Genève. Je suis graphiste illustratrice indépendante depuis 15 mois. Avant de me lancer, j’ai travaillé en tant que graphiste en entreprise durant 15 ans. Suite à différents changements dans mon lieu de travail et grâce à Monsieur Groseille qui m’a donné l’impulsion, je me suis lancée dans cette aventure entrepreneuriale qu’est Groseille ! Pour le moment, j’ai plus de mandats d’illustration que de graphisme mais c’est important pour moi de développer ces deux activités ensemble car je les aime autant l’une que l’autre. En tout cas, c’est mon projet à plus ou moins long terme.

  • Quelle place occupe ton compagnon dans tout ça ?

Il possède une très grande place. Nous sommes ensemble depuis 7 ans et lui, il adore mon univers. Avant même de démarrer en tant qu’indépendante, il a toujours pensé que je pourrais vivre de ce que je fais. À l’époque, je travaillais à temps partiel pour pouvoir m’occuper de mes enfants, je possédais la sécurité de l’emploi, une certaine indépendance financière et cela me convenait très bien. Quand mes conditions de travail ont évolué dans un sens qui ne me convenait pas, mon premier réflexe a donc été : je vais chercher un autre job dans la communication. 

C’est là que mon compagnon m’a dit que c’était peut-être le moment de me lancer, qu’on avait la possibilité de tenter le coup et qu’après tout, on verrait si ça marche. Nous en avons beaucoup discuté. S’il ne m’avait pas poussé et montré les bénéfices que cela pourrait apporter à notre vie de famille, je n’aurai jamais pensé à le faire. Être indépendante n’a jamais été un rêve ou une ambition pour moi, c’est grâce à lui que j’ai sauté le pas. Au quotidien, il me soutient énormément, il croit en ce que je fais, souvent plus que moi ! (Rires). Il s’implique beaucoup, je suis très libre mais j’aime lui demander son avis. Comme j’ai des mandats assez variables, il s’occupe aussi beaucoup des filles et reste très disponible selon mon rythme. Sans lui, ça serait impossible. 

Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre dans cette dynamique de freelance, mais je réalise aujourd’hui à quel point cela peut être dur d’être dans des conditions optimales pour créer. Et dans tout ça, Mr Groseille a une très place très importante, il est l’équilibre de tout.

  • Comment se transforme l’expérience de la maternité quand on est indépendante ?

Ce qui est génial, c’est que je peux organiser mon temps comme je le veux. Mon compagnon m’a bien montré les avantages de cette situation et les plus que cela pouvait apporter à notre famille. Notre rythme de vie a beaucoup évolué, avant on courait beaucoup, à présent plus rien ne m’oblige à faire pareil. Je suis de l’équipe du matin comme on dit : on se réveille cool, on va à pied à l’école, on a le temps. Si mes filles veulent s’arrêter regarder des papillons ou faire coucou à des voitures, on s’arrête. C’est quelque chose que je ne faisais pas du tout avant car j’avais un timing à respecter.

Le soir, je vais les chercher, je passe plus de temps avec elles. Bien sûr, j’ai toujours consacré du temps à mes enfants en choisissant de travailler à temps partiel, mais aujourd’hui notre relation est différente, nous avons gagné en qualité. Dans un rythme quotidien d’école, c’est une chance de pouvoir rester cool et ne pas stresser les enfants, d’autant plus qu’elles sont encore petites. C’est un luxe, j’ai beaucoup de chance de pouvoir leur offrir ça. De plus, Mr Groseille est ravi de savoir que les petites ne sont pas chez une nounou et qu’il y a moins de stress autour des horaires. Tout le monde y trouve son compte. Je pense que c’était pour moi le bon moment de me lancer dans cette aventure. 

  • Quelle relation entretiens-tu avec tes filles ? 

Nous sommes très « filles » à la maison ! (Rires). Ce qui est drôle, c’est qu’elles m’imitent. Quand on rentre à la maison, elles me disent qu’elles ont beaucoup de travail, elles s’installent à leur bureau, elles dessinent et elles me disent qu’elles font Groseille ! (Rires). C’est très mignon ! Elles s’appliquent beaucoup et elles sont très concentrées lorsqu’elles dessinent. Elles sont aussi très sensibles et câlines, du coup nous sommes très proches. Mais elles sont tout aussi proches de leur papa, nous sommes assez « pots de colle » tous ensemble.

  • Tu as deux petites filles, quelle est ta vision de la mode et ta façon de la consommer ?

J’adore la mode. Les femmes et le corps féminin sont une grande source d’inspiration pour moi. Personnellement, je n’ai jamais suivi la mode, j’ai toujours porté ce qui me plaisait sans regarder les tendances. Je suis assez hermétique à ça. Pour les filles, il faut avouer que les enfants grandissent très vite. J’ai la chance d’en avoir deux, du coup la deuxième profite  des vêtements de la première, mais pour l’instant nous sommes plutôt dans une dynamique mode bon marché et pratique. C’est accessible et puis si elles abiment les pièces ou grandissent d’un coup, ce n’est pas si grave. Sinon dans les petits créateurs, j’aime beaucoup l’Asticot, une marque genevoise qui utilise pas mal d’imprimés. J’aime les répétitions de motifs, c’est très visuel pour moi. A part ça, je connais très peu l’univers de la mode enfant, j’essaye seulement d’être à la cool et de leur faire plaisir. La mode n’est pas vraiment un grand sujet dans notre famille ! (Rires)

  • Quel point commun pourrais-tu trouver entre l’entreprenariat et ton rôle de maman ? 

La faculté d’adaptation. Tu crois avoir une bonne compréhension des choses et d’un seul coup, tout change et il faut recommencer. Autant dans mon rôle de maman que dans l’entreprenariat, c’est la même chose, cela évolue sans cesse. Au quotidien, cela a un effet boostant mais ça peut vite devenir une pression. Du coup, j’essaye de rester assez souple avec les enfants. Dans l’entreprenariat, c’est bien d’être professionnel mais il est important d’avoir également du recul et de relativiser. Au bout de 15 mois, ma petite expérience me fait dire que ça ne sert à rien de se prendre trop la tête et de perdre toute son énergie. 

  • Pourquoi le nom Groseille ? 

Depuis très longtemps, j’adore utiliser des mots pour définir autre chose, je ne sais pas exactement pourquoi. Depuis des années, j’appelle mes copines « groseille » car je trouve ça chou, ça sonne bien. Après mon congé maternité en 2016, j’ai réalisé un site internet pour montrer mes dessins sur conseil de mes proches. A l’époque, je n’avais aucune ambition de vente, mais il me fallait un nom. Je ne voulais pas un mot trop littéral, je voulais un nom qui reflète plutôt mon univers : Groseille s’est imposé à moi. Dès qu’on me connait un peu, on reconnait ma touche et pour les autres, c’est intrigant. En une nuit, j’ai dessiné le logo et finalisé le site. Groseille était né. Les projets corporate côtoient les dessins plus sexy, mais au final tout se marie bien. Et puis j’appelle toujours mes copines groseille, donc finalement c’est bien moi. 

  • Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter de plus fou ? 

Ce n’est pas fou mais que Groseille suive son cours, de continuer à équilibrer mon activité entre graphisme et illustration. Ce qui serait vraiment fou, ce serait d’arriver à être complètement indépendante financièrement de Mr Groseille. Il n’y a pas de pression mais pour moi, ce serait une réelle fierté. Que ça marche pour de vrai, que cela devienne un « vrai travail ». Mais c’est sur la bonne voie !

Retrouvez Magali et son univers à travers son compte instagram @groseille et sur son site groseille.ch

Interview réalisé par Julie Parenthoux

Les Mamans inspirantes #3 : Chloé, créative multi-talents en phase de recherche et créatrice du compte Instagram @klolau

Chez Chloé, nous avons tout de suite aimé sa fraîcheur et sa simplicité qui nous mettent rapidement à l’aise. Cette rencontre est la première que nous faisons grâce à Instagram, où nous avons découvert son compte @klolau qui nous a tout de suite séduit avec son esthétique épurée et son goût pour la décoration. 

Véritable créative aux multiples talents, Chloé a été directrice artistique dans le domaine de la communication avant de se recentrer sur son rôle de maman. Aujourd’hui, Chloé se questionne sur ses envies, son futur professionnel, ses ambitions et de quelle manière elle aimerait aborder ce nouveau tournant. 

Notre échange fut véritablement bouillonnant d’idées, de discussions autour d’Instagram et d’anecdotes de maman. Nous sommes donc ravis de vous présenter aujourd’hui l’univers de cette maman dynamique et surprenante à la créativité débordante. 

  • Quelques mots sur toi ?

Je suis maman d’une petite Salomé, 15 mois, et je suis arrivée en Suisse il y a presque 10 ans après des études de graphisme à Paris. J’ai travaillé dans des agences de communication en tant que directrice artistique jusqu’à ce que mon nouveau job de maman ne s’avère plus très compatible avec cette carrière. Aujourd’hui, je suis à un tournant professionnel où je cherche ce que je veux vraiment faire. C’est un peu ma crise de la quarantaine à 30 ans ! (Rires). J’ai beaucoup de passions et de hobbies mais je n’ai pas encore trouvé le projet concret à mener ! Pour le moment, je suis donc chargée de communication pour une entreprise afin de pouvoir lui consacrer plus de temps. 

  • Comment t’es venue l’envie de créer un compte Instagram et de développer une communauté ?

Au début, c’était beaucoup de curiosité. On me parlait de plus en plus de ce réseau que je ne connaissais pas vraiment mais qui avait l’air de me correspondre. J’ai donc voulu le tester et j’ai fini par me prendre au jeu en créant mon compte il y a environ 3 ans. Je suis très visuelle, je fonctionne surtout avec la photo d’où mon envie de développer un feed esthétique et cohérent. Je voulais comprendre aussi toute la mécanique qui se cachait derrière : comment acquérir de nouveaux abonnés, les interactions créées par tel ou tel type de contenu, expérimenter selon les horaires de post… Cette phase test a naturellement évolué en un vrai univers digital. Phildar m’a ensuite contacté pour me proposer un partenariat en Suisse : ils m’envoyaient des laines et moi, je proposais des réalisations avec. Je devais poster une fois par mois une photo avec leurs produits mais j’étais assez libre par rapport au contenu. Ce fut une collaboration assez évidente puisque avant même de travailler avec eux, je les mentionnais de manière récurrente. Suite à cela, j’ai l’impression que ma communauté a réellement commencé à grandir. Elle s’est surtout développée très localement en Suisse. Evidemment, elle s’est composée de beaucoup de mamans : Instagram est un excellent outil pour rencontrer d’autres mamans. J’ai moi-même fait de très belles rencontres grâce à ça. Le fait d’avoir un enfant aussi, ça rassemble du monde ! (Rires). 

Aujourd’hui, le partenariat avec Phildar s’est naturellement arrêté suite à ma grossesse car j’ai eu beaucoup moins de temps pour tricoter. En ce moment, Salomé est à un âge où elle a besoin de beaucoup d’attention et c’est donc tout naturellement que je consacre moins de temps à mon compte Instagram. Et puis, je n’ai pas un seul projet que je veux mettre en place mais 1000 ! (rires). J’ai déjà commencé avec les mini looks (ndlr : photographies de looks enfant sur son compte Instagram), ça prend du temps mais ça me plaît vraiment : j’adore la mode et j’ai une petite fille en plus ! J’aimerais aussi partager beaucoup plus autour des jeux pour enfants, la lecture jeunesse, la décoration… plein de choses que j’espère pouvoir développer en 2019 ! 

  • Quel est ton rapport avec Instagram ?

Il est… particulier ! (Rires). Comme je l’expliquais précédemment, au départ c’était une expérience qui m’a énormément plu. Ensuite, j’ai eu une phase où je voulais devenir “influenceuse”. J’avais l’impression que c’était la belle vie pour ces femmes, ces mamans : ne plus avoir d’obligations, d’horaires à respecter… (Rires). Mais d’un autre côté, j’ai très vite compris que cela était un job à 1000% et que nous rentrions vraiment dans la vie privée de certaines. Pour ma part, ce n’était pas quelque chose dont j’avais envie. La facette d’Instagram dans laquelle je me reconnais le plus aujourd’hui, c’est toutes ces rencontres que je fais grâce à ce réseau et tous ces échanges, même virtuels. Il y a beaucoup de partage entre femmes, mamans ou non, c’est quelque chose que je trouve vraiment super. Instagram, c’est aussi un côté « Tout est beau, tout est rose » qui peut paraitre superficiel. Pour ma part, je ne le dirais pas comme ça : c’est plutôt une direction, une inspiration que l’on choisit de donner ou non à son feed. A vrai dire, je m’exprime uniquement en images et peu avec les mots, je partage avec ma communauté des choses qui me plaisent ou des coups de coeur. Instagram peut être un outil d’expression ou de revendication pour certains, pour moi c’est avant tout un partage d’inspiration. 

  • Tu travailles, tu es instagrameuse, tu as des projets freelance et tu es maman : comment on gère tout ça ?

Je suis à la base quelqu’un de très organisé mais depuis que je ne suis plus toute seule, ça fonctionne moins bien ! (Rires). J’essaye de profiter au maximum de Salomé, de la garder avec moi dès que je peux. Du coup, je pratique mes hobbies plutôt le soir ou pendant ses siestes, comme le tricot par exemple. Prochainement, je vais aussi tenter de me réserver une demi-journée pour moi et me consacrer à mon futur projet, enfin quand je saurais la direction que je prends ! (Rires)

  • J’ai vu sur ton site web klolau.ch que tu faisais de la décoration d’intérieur, peux- tu nous en dire plus ?

J’adore la déco et j’ai commencé ce projet quelque temps avant de tomber enceinte. J’ai un oeil très particulier : j’arrive parfaitement à me projeter dans une pièce et à visualiser l’aménagement d’un espace. Comme je n’ai pas de diplôme dans le domaine, j’ai imaginé un entre-deux : j’offrais la possibilité aux clients de créer des listes d’achat pour réaménager leur intérieur. Je commençais par créer des planches tendances selon la pièce à réorganiser, je positionnais sur plan, je composais avec ce qu’ils souhaitaient garder et je préparais un inventaire complet des futurs achats à effectuer pour compléter le tout. Dès le départ, cela a plutôt bien fonctionné mais suite à ma grossesse, je n’ai pas relancé mon activité et je ne sais pas si je vais le faire, même si mon entourage m’y encourage. J’ai aussi beaucoup d’autres idées… Le problème avec moi, c’est que ça part dans tous les sens ! (Rires) 

  • Qu’est-ce qui te plaît le plus et qui te fait le plus peur dans cette vie carrière multi-facettes riche en projets ?

Ce qui me plaît le plus, c’est cette diversité et cette passion qui composent l’essence de toutes mes idées. Ce qui me fait le plus peur c’est d’en avoir autant ! (Rires). Et surtout de ne pas arriver à aboutir chaque projet. Je veux toujours trop en faire ! 

  • Devenir maman, qu’est-ce que ça change dans son rapport à la mode ?

J’achète pour ma fille et j’ai arrêté d’acheter pour moi ! (Rires). Je n’ai pas pris beaucoup de poids durant ma grossesse, j’ai allaité plusieurs mois et j’ai très vite perdu. Mais j’ai vécu une année compliquée qui a provoqué sur mon corps un effet inattendu : j’ai beaucoup maigri. Je suis passée par une phase où je ne m’acceptais pas du tout, plus rien ne m’allait. Aujourd’hui, je suis en train d’apprivoiser ce nouveau corps, de reprendre soin de moi et de renouveler ma garde-robe pour qu’elle me corresponde. En terme de mode, je n’ai pas le sentiment d’avoir changé en devenant maman, j’essaye toujours de me sentir féminine, je suis peut-être un peu moins à la mode qu’avant ! (Rires). J’ai surtout changé ma façon de consommer, j’achète moins mais j’investis plutôt dans des pièces basiques qui durent. 

D’ailleurs, j’ai une anecdote assez drôle : le matin, j’habille ma fille en premier puis je me rends compte ensuite qu’on est habillées toutes les deux dans les mêmes teintes ou avec le même imprimé ! Quand je croise des amies, on me fait souvent la réflexion ! (Rires). Je crois qu’en réalité, je projette inconsciemment sur elle ce que moi j’aurais envie de porter. Au final, on se retrouve souvent coordonnées involontairement, c’est assez drôle ! Du coup quand je pense au concept Petit Favorite, être coordonnées est une chose que je pourrais facilement imaginer, je trouve ça mignon en plus ! 

  • Comment décrirais-tu le lien de ta fille avec la mode? Qu’est-ce que tu lui transmets ?

Je sais pas si elle a déjà une sensibilité… En tout cas, je prie pour qu’elle ne devienne pas trop girly ! (Rires). Mais comme beaucoup de mamans, je pense que je ne pourrais pas vraiment échapper à la robe « Reine des Neiges » ou au tee-shirt « Hello Kitty » ! Pour l’instant, elle est encore petite, du coup c’est moi qui ai la main sur son look. En tout cas, quand je lui dis « Oh, tu es belle ! », elle sourit et elle regarde ses vêtements. 

  • Pourrais-tu te lancer dans l’entrepreneuriat avec une carrière freelance ?

Oui j’aimerais beaucoup car je crois qu’aujourd’hui mon profil ne correspond plus vraiment au milieu du salariat et je n’en ai plus très envie non plus. A mon avis, le freelance est ce vers quoi je me dirige, mais j’ai peur ! (Rires). Je ne sais pas si je franchirai vraiment le pas ni quand, mais je pense que cela me conviendrait bien, effectivement. 

  • Quelles sont les 3 valeurs que tu souhaiterais inculquer à ta fille ?

La bienveillance, le respect et un brin d’égoïsme. C’est une valeur que l’on ne m’a pas du tout inculquée mais le fait de penser à soi avec un bon dosage, c’est indispensable. 

  • Quelles sont tes projets ou tes objectifs pour 2019 ?

Le plus important, c’est de pouvoir passer un maximum de temps avec ma fille. Ensuite, j’aimerai enfin développer TOUTES mes idées ! (Rires). Bon en réalité, pas toutes mais au moins mener à bien quelques-unes ! 

Suivez Chloé et son univers à travers son compte instagram @klolau et sur son site www.klolau.ch

Interview réalisé par Julie Parenthoux 

Le sport et la maternité

Le sport pendant et après la maternité : Un sujet autour duquel nous sommes curieuses mais souvent découragées car mal renseignées.

Pour combattre les idées reçues et en savoir plus sur la question, Pauline fondatrice de The Working Mums et maman de deux enfants, nous donne quelques conseils simples et surtout, nous fait déculpabiliser face à cette pression de la société. 

Véritable passionnée de danse, Pauline a une pratique régulière et variée du sport depuis des années. Malgré son implication assidue jusqu’aux 9 mois de sa grossesse, la reprise fut difficile. C’est le cas d’ailleurs pour la majorité des femmes. Les muscles ont fondu, l’équilibre change et le poids du corps parait impossible à supporter.  Notre corps change sans que nous le sachions forcément : on perd en souplesse, en équilibre… 

Pourtant, avec de la persévérance et des efforts constants, on peut retrouver une forme quasi pré-bébé. Avec son expérience et ses connaissances approfondies du domaine, Pauline partage avec nous ses recommandations pour les futures et jeunes mamans afin de concilier au mieux sport, bien-être et grossesse.

© Julie Parenthoux

  • Une étape indispensable : la rééducation du périnée

En Suisse, la rééducation du périnée n’est pas obligatoire mais grandement recommandée, selon Pauline. Remboursée par l’assurance maladie sur ordonnance, c’est une étape indispensable qui aide notamment à bien se préparer à la reprise du sport.

  • Pour les plus assidues : un accompagnement physiologique personnalisé

Après la rééducation du périnée, poursuivre un suivi avec un physiothérapeute permet aux plus sportives d’accompagner leur reprise au mieux grâce à des conseils personnalisés spécifiques. « Aujourd’hui encore, je la vois 3 à 4 fois par an, nous raconte Pauline. Elle répond à mes demandes plus techniques, notamment autour de ma pratique active de la danse. Elle m’aide avec ma morphologie, à améliorer ma mobilité… ». 

Un petit plus destiné aux femmes à la pratique assidue pour les aider à adapter leur nouveau corps à leur sport favori.

  • Rythme : Réhabituer son corps petit à petit

Même en ayant pratiqué le sport durant toute sa grossesse, la reprise peut s’avérer compliquée. L’important est de recommencer petit à petit pour réhabituer son corps. 

Ce corps qui a vécu de gros changements physiologiques a besoin de temps et de bienveillance surtout. Il ne faut pas se dénigrer ou se sentir nulle : après 9 mois de mise à l’épreuve physique, il faut du temps pour se réapprivoiser.

Les cours collectifs sont un bon compromis : cela nous permet de dépasser le regard des autres tout en gagnant en motivation. 

La bonne fréquence d’une reprise ? 3 à 4 fois par semaine pour des séances de 45 minutes à 1 heure. Dès que l’on se sent progresser, on augmente palier par palier en intensité. 

« Personnellement au bout d’un an et demi, j’avais retrouvé une forme quasi comme avant », nous dit Pauline. Comme quoi c’est possible ! 

Un conseil : Discuter avec le moniteur au début du cours pour lui expliquer qu’on reprend après une grossesse et que l’on ne pourra peut-être pas faire tous les exercices. Une solution simple et rassurante pour ne pas se sentir fixée ou jugée par le professeur lorsqu’on tiendra fièrement notre gainage deux secondes chrono.

  • Quel(s) sport(s) pendant et après la grossesse ?  

Voici des exemples de cours collectifs à tester (avant), pendant et après une grossesse :

⁃ Le stretching postural : C’est un stretching actif très conseillé. Tous les muscles du corps sont sollicités et il nécessite un engagement profond des muscles du dos et des jambes. « J’en faisais 2 fois par semaine et la fréquentation était très variée ainsi que pour tous les niveaux, nous explique Pauline. C’est un stretching très bon notamment pour les problèmes de dos. »

⁃ Le fitness : Plus classique, il permet de se remuscler et surtout de retrouver une forte motivation en groupe. « Pour les abdos, je faisais une variante conseillée par ma physio, ajoute notre experte, car une fois que l’on a eu des enfants, certains exercices abdominaux sont encore plus mauvais qu’avant. Par exemple les « crunch » : ils demandent d’avoir les muscles profonds bien reconstruits. Si l’on prend une mauvaise posture, cela ne sert à rien et l’on peut se blesser. » En d’autres termes, il est important d’y aller à son rythme et d’écouter son corps. 

Le pilates : Très recommandé car c’est une activité douce, sans à-coup et qui reconstruit les muscles profonds. Il existe pour tous niveaux.

⁃ Le yoga : C’est une très bonne base qui aide jusqu’à la respiration. Avec ses variantes prénatales et post-natales, il s’adopte sur le long terme. 

⁃ La natation : Avec pas ou peu de risques de blessures, la natation est une alternative durant la grossesse et pour l’après. Très complète, elle fait travailler à la fois les muscles superficiels et profonds. A chacune son type de nage : le crawl est le plus conseillé car le dos est droit et les abdominaux sont préservés. Les habituées peuvent aussi tenter le dos crawlé. On peut aussi s’inscrire à des cours tels que l’aquagym, un groupe avec une bonne ambiance et c’est que du bonus ! 

LES DON’T:

⁃ La course à pied : Pas du tout recommandée durant les neuf mois à cause des à-coups, elle appuie énormément sur le périnée. Pour l’après, il vaut mieux faire le point avec son physiothérapeute ou son médecin pour être sûre que ce soit ok avec notre périnée.

Nous vous rappelons que tous les sports à impacts (oui, le ski aussi) sont déconseillés pendant la grossesse et non recommandés tout de suite après. 

Se motiver pour l’après : 

– Le pole dance : Très bon pour le renforcement musculaire, c’est un sport qui booste aussi la confiance en soi. Chaque figure réussie renforce les sentiments d’accomplissement et de fierté de soi.

Le vélo : Une fois notre équilibre récupéré, se déplacer en vélo nous permet d’entretenir notre endurance sans les impacts de la course à pied.

Mais ce qui est le plus important selon notre working mum, c’est de se faire plaisir dans son choix de sport.

  • Des conseils pour se préparer à une grossesse ? 

« Dans la mesure du possible, continuez à faire du sport durant votre grossesse, s’il n’y a pas de contre-indications bien sûr, préconise Pauline. Passer 12 mois sans aucune activité sportive, cela devient très compliqué, précise-t’elle, cela impacte le moral et peut vous enfermer dans la solitude. »

On privilégie donc des mouvements simples comme marcher ou encore monter les escaliers : ainsi on gardera notre souffle et de l’endurance, éléments indispensables le jour où bébé pointera le bout de son nez… Passer régulièrement de la position assise (pas très confortable) à debout est aussi un bon exercice pour réactiver sa circulation.

On adapte sa pratique selon les saisons : on favorise les sports d’extérieur s’il fait beau pour profiter d’une bonne bouffée d’air frais au bord du lac. 

Le yoga est une option de choix car on trouvera forcément notre bonheur parmi les différents exercices proposés. C’est aussi un moyen de rencontrer d’autres futures mamans et de continuer par la suite des cours de yoga post-natal ensemble. Pour les non sportives, c’est LE sport à commencer durant sa grossesse. Pour les autres, on peut adapter les sports dont on a l’habitude tout en écoutant son corps.

Une recommandation ultime ? « Sans hésiter nager ! affirme Pauline. Avec la natation, on mêle sport et bien-être, on se sent tellement plus légère dans l’eau ! »

Alors qui disait que sport et maternité ne pouvait pas être le combo parfait ? 

Merci à Pauline Bar pour ses conseils. Découvrez son entreprise The Working Mums, une entreprise qui propose différents accompagnements pour les mamans souhaitant concilier vie professionnelle et personnelle, ainsi que des évènements (notamment sportifs) entre mamans.

Interview par Julie Parenthoux 

Les Mamans Inspirantes, interview 2 : Alison, fondatrice de la marque Tajinebanane.

Lorsque nous prenons contact avec Alison par téléphone, il se dégage tout de suite de sa voix une énergie contagieuse et une sincérité qui fait du bien. 

Véritable « wondermum », elle est maman de 3 enfants et la fondatrice depuis moins d’un an de la marque Tajinebanane. Son label est unique en son genre : il propose des tee-shirts innovants aux imprimés décalés, spécialement conçus pour allaiter à l’aise dans toutes les situations. 

Des premiers pas réussis dans le milieu de l’entrepreneuriat et qui prennent l’allure d’une success story. A travers notre rencontre interview, nous vous partageons l’univers d’Alison, rempli d’anecdotes de maman, de simplicité à cent à l’heure et de milles idées.

© Audrey Rutz

• Quelques mots sur toi ?

Je m’appelle Alison, je suis l’heureuse maman de 3 enfants : Noam 11 ans, Maali 6 ans et bébé Lou, 1 an dans quelques jours… Je vis à La Rochelle, une jolie ville au bord de l’Océan Atlantique.

• Comment est né Tajinebanane ? 

Tajinebanane est né par un véritable concours de circonstances. Enceinte de 8 mois, j’ai eu une appendicite plutôt difficile à soigner au vu de l’état avancé de ma grossesse. Quelques semaines plus tard, après maintes infections et opérations, j’ai été césarisée en urgence. À cause de mon état de santé et de mes traitements incompatibles, je n’ai pas pu allaiter à l’hôpital mon petit dernier comme j’avais pu le faire avec mes deux aînés. Outre la douleur et les actes chirurgicaux, ce qui m’a le plus fait souffrir, c’est de ne pas avoir pu gérer la naissance de mon bébé, et pire, de devoir renoncer à l’aventure de l’allaitement.

J’ai souffert de cet état mais j’ai gardé l’espoir de pouvoir mettre mon tout petit au sein une fois à la maison. Dès mon retour, plus de 20 jours après sa naissance et quelques biberons plus tard, j’ai eu envie de me battre pour contrôler ce qui m’avait jusqu’alors échappé.

Je l’ai mis au sein, des jours durant… Et j’ai réussi à allaiter mon enfant ! Entre la motivation, la confiance en son corps, en ses capacités et les pansements sur mon ventre, j’ai imaginé un vêtement confortable, pratique mais aussi inspirant afin de motiver à mon échelle d’autres mamans. Tajinebanane est donc né entre deux bistouris et compresses ! 

• Qu’est-ce que la maternité a révélé ou changé chez toi ? 

Je suis devenue maman de mon premier fils Noam très tôt, à 19 ans. Alors que mes copines sortaient en boîte de nuit, moi je changeais des couches. C’était une grossesse surprise mais mon instinct maternel était déjà bien ancré, depuis toute petite je crois. Comme je le dis souvent, je ne sais pas ce que la maternité a pu changer en moi car elle fait partie de moi. Je suis devenue maman avant de savoir que j’étais une femme. Je ne sais pas ce qu’est une vie sans enfant : voyager léger ou les grasses mat’, connais pas ! J’ai toujours été une maman. 

J’ai grandi en même temps que mes enfants. Mon rôle de mère, ma perception de la vie, mes combats… tout s’est affiné au fil des bougies d’anniversaire. La maternité révèle plus qu’elle ne change je pense. 

• En tant que maman, quelles sont les valeurs importantes que tu souhaites transmettre à tes enfants ?

Il y en a tellement ! J’aimerais qu’ils ne cessent d’être altruistes, qu’ils continuent de tendre la main, qu’ils aident, écoutent, partagent, qu’ils se sentent libres d’être eux-même, tels qu’ils sont. Mais ils sont tellement parfaits (#modestiematernelle) que je ne me fais pas de souci : les valeurs, ils les ont dans la peau ! (Rires)

• Comment gères-tu au quotidien ta vie de maman, de femme et ton entreprise ? 

C’est un peu sport ! (Rires). La vie de maman de 3 enfants avec une popotte Tajinebanane sur le feu c’est assez chaud ! Depuis qu’on s’est lancé, tout est allé si vite ! Les enfants ont découvert une nouvelle déco cartons dans la maison, ils nous aident à imaginer de nouveaux designs, emballent les colis avec nous. Le soir, quand il n’y a pas de devoirs pour Maali (ma fille en CP), c’est activité « lettre suivie » : elle me dicte les numéros et lettres que je rentre dans l’ordinateur. Bon, je sens que cette animation commence un peu à battre de l’aile, il faut que j’en trouve une autre ! (Rires)

Mes enfants font vraiment partie intégrante de tout, d’ailleurs mon fils m’a proposé le « mami’versaire » pour un nouveau modèle, je ne sais pas encore comment lui dire que les grands-mères, en principe… n’allaitent plus ! 

Pour mon rôle de femme, j’ai la chance d’avoir un compagnon merveilleux, très compréhensif et à fond dans Tajinebanane. Il ne me met pas de pression, il m’écoute et me soutient à 100%, ce qui je pense est une belle façon d’aimer ! On se retrouve souvent que tous les deux, au milieu des colis ou à la poste, mais on est ensemble !

Pour mon entreprise, je fais les choses au feeling car étant aide-soignante de métier, je n’ai aucune expérience dans ce milieu. Je n’ai jamais travaillé dans le commerce, ni dans le textile. Mais que ce soit dans mon exigeance niveau qualité, dans mon discours ou mon fil conducteur, je fais tout avec le coeur. L’avantage, c’est que Tajinebanane c’est nous : je n’ai pas à réfléchir car je vis tout ce que je fais ! J’allaite avec nos vêtements, j’emballe avec mes mains, je réponds avec sincérité aux messages. Mon petit frère nous a rejoint dans l’aventure très tôt, ce qui me permet de me reposer sur ses compétences en gestion, domaine où je ne suis pas une lumière ! (Rires). Je nous fais confiance à fond !

• Quels sont pour toi les 3 mots qui qualifient le mieux ton aventure entrepreneuriale ? 

Chance. Allaitement. Famille 

• Comment vis-tu l’engouement porté à Tajinebanane ?

C’est OUF ! C’est merveilleux de voir qu’il y a 5 mois, j’avais 150 tee-shirts dans mon bureau et je me disais : « Mon Dieu Ali, tu vas te taper une déco déménageur breton pendant 5 ans avec tous ces cartons ! ». (Rires)

Une semaine plus tard, j’avais tout vendu ! Aujourd’hui, nous recevons des dizaines de messages par jour de mamans heureuses, des photos de bébés repus, des commandes dans le monde entier… Je suis ultra touchée par toutes les mamans qui nous écrivent, qu’elles soient clientes ou non. Leurs encouragements me font tellement de bien et m’aident à réaliser la chance que nous avons. Sans elles, nous ne sommes rien !

• Quels sont les projets à venir en 2019 pour la marque ? 

Des projets par dizaine ! J’aimerais proposer une big collection pour nos mamans Tajinebanane, afin de pouvoir suivre leur allaitement de la maternité jusqu’au sevrage. Nous avons aussi des projets de jolies collab ainsi que d’agrandir notre réseau de revendeurs boutiques en France et à l’international.

Cela me tient aussi particulièrement à cœur que Tajinebanane soit toujours plus solidaire, je souhaite que nous continuions à notre niveau d’aider des associations grâce à des dons, et pourquoi pas mettre en place des actions !

• Quel est ton rêve le plus fou pour Tajinebanane ? 

Mon rêve le plus fou ? Tout ce que nous vivons est déjà tellement fou pour moi ! Mais si je devais dévoiler l’un de mes rêves, ce serait de faire de l’humanitaire au moins une fois dans ma vie. J’adorerais faire une mission dans une maternité quelque part dans le monde et pouvoir offrir mes tee-shirts à des mamans dans le besoin. Cela serait « putain de chouette »…

Retrouvez Alison et tout l’univers Tajinebanane sur les réseaux sociaux @tajinebanane et sur leur site https://www.tajinebanane.fr

Interview réalisé par Julie Parenthoux.

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