garçon qui court dans la campagne

Libre : le mantra de Lois pourrait se résumer en 1 mot. 

Cette photographe freelance et maman de 3 enfants qui collabore aujourd’hui avec de nombreux acteurs de la mode enfant comme Milk Magazine, incarne le nouveau slow living à la française.

Dans ses clichés, se mêlent à la fois poésie, insouciance et fraîcheur de vie comme une introspection de ses modèles vue de l’extérieur. 

Dynamique, sincère et pleine d’entrain, Lois a évoqué avec nous son expérience entrepreneuriale qui dure, sa relation avec la mode et sa consommation mais aussi sa vie de maman ainsi que les mille projets dont elle fourmille avec sa famille. 

Zoom sur une mumpreneur on ne peut plus dans l’air du temps. 

femme et enfants dans les champs

 

  • Peux-tu te présenter en quelques mots ? 

Je m’appelle Lois et je suis photographe freelance. Je suis maman de 3 enfants et j’habite dans la campagne lyonnaise depuis 3 ans maintenant. Nous avons une vie assez douce, on va dire.

 

 

  • Comment définirais-tu ton expérience entrepreneuriale en 3 mots ? 

Géniale, très enrichissante et constructive. Pour moi, le mot entrepreneur signifie la liberté et c’est un concept très important pour moi (sourire).

 

 

  • Quel conseil aurais-tu aimé recevoir en te lançant dans l’entrepreneuriat ? 

Du soutien autour de la partie administrative, que ce soit concernant les démarches, les statuts, la comptabilité… C’est vraiment un côté difficile et laborieux quand tu te lances, car tu sors du schéma patron / contrat / horaires de travail et vacances payées. Tu dois te débrouiller seul pour trouver quel statut est le plus adapté à ton activité, comment faire tes déclarations de revenus… Et bien sûr, tout dépend de la spécificité de ton domaine d’activité. Moi je suis indépendante depuis mes 25 ans (à l’époque j’étais commerciale dans la mode) mais j’aurais aimé avoir quelqu’un qui m’aide, une sorte de mentor, même si c’est un peu idyllique ! 

Lorsque je me suis lancée dans la photographie,  je me souviens avoir écrit à des photographes déjà établis pour leur poser des questions. Quelques-uns m’ont répondu mais évidemment les réponses sont trop courtes… Au début, c’est frustrant car tu as un milliard de questions et tu aimerais un échange plus riche ! Mais en même temps, c’est le jeu. 

Faire ses propres expériences, c’est aussi très important et c’est comme ça que tu apprends beaucoup. 

 

 

  • Quel est ton meilleur souvenir entrepreneurial ? 

C’est plus qu’un souvenir, c’est une sensation. Une sensation de liberté, ce ressenti soudain qui m’enlève un poids. 

Je me suis sentie vraiment libre et cette liberté est extrêmement précieuse pour moi. J’adore pouvoir aménager mes horaires comme je le souhaite, de ne pas avoir à rendre de compte sauf à moi-même. Si je gagne de l’argent, c’est uniquement grâce à moi-même. Si je n’en gagne pas, c’est peut-être parce que j’ai mal ciblé mes potentiels clients. 

J’adore cette liberté qui me crée chaque jour de nouveaux challenges à relever.

 

  • Comment conjugues-tu ton rôle de maman, ta carrière freelance et ta vie de femme ? 

Je peux le faire car j’ai un mari extraordinaire qui m’aide énormément et cela me permet de m’épanouir professionnellement. Si je n’avais pas son soutien ou son temps, rien de tout cela ne serait possible, car il s’occupe notamment beaucoup des enfants. 

Tout est aussi une histoire d’équilibre : prendre du temps entre copines, en couple, pour des sorties en famille… Puis vient aussi le temps du travail. “Équilibrer les différentes facettes de sa vie”, c’est jongler avec tout un tas de choses. 

En fonction de l’âge des enfants et des moments de vie, il y a parfois des sphères délaissées mais il faut accepter chaque étape et ne pas se frustrer. Si par exemple, les enfants sont petits et que cela devient un casse-tête organisationnel et financier de prévoir  un resto en couple alors ne le fais pas et réinvente les choses autrement. Il faut prendre ce que l’on a au moment présent et faire de la meilleure façon. Rien n’est figé, tout est en perpétuel changement.

 

 

  • Tu collabores beaucoup avec le milieu de la mode, notamment enfant. En tant que maman sensibilisée, comment consommes-tu pour tes enfants ? Et pour toi-même ?

Moi je suis très peu consommatrice, j’achète peu de choses matérielles. 

Je suis beaucoup plus dans la récupération, les achats d’occasion, les trouvailles. Je n’ai aucun complexe à récupérer un objet de la poubelle si je vois qu’il est canon. 

Personnellement, je ne vais jamais faire les magasins, j’achète rarement en ligne. Quand je le fais, c’est pour quelque chose dont j’ai vraiment besoin. 

Pour les enfants, j’ai la chance avec mon métier que l’on me propose beaucoup de collaborations. Je reçois pas mal de pièces en échange de création de contenu donc je n’ai pas besoin d’acheter. Si j’achète, j’achète toujours d’occasion. Les vide-greniers, Emmaüs, le Bon Coin… Ce sont mes spots de rêve, je m’éclate ! (rires) 

Pour l’aménagement de notre maison, c’est la même chose, je récupère les meubles que j’ai déjà et je les transforme. Au lieu d’aller directement acheter quelque chose de nouveau, je vais déjà regarder ce que j’ai chez moi, de quelle manière je peux le métamorphoser ou si un simple changement de place va me donner une autre sensation ou une utilisation différente. 

En dehors de la nourriture et des choses essentielles pour vivre, je consomme très peu.

 

 

  • Suite à cette crise sanitaire et à l’évolution constante de la consommation, quel avenir prédis-tu à la mode éthique ? 

Je pense qu’avec un minimum de raison, de sensibilité et d’intelligence, on va forcément finir par se tourner vers la mode éthique. 

Vu que je n’achète jamais dans les grandes enseignes, lorsque j’ai par exemple un cadeau à faire, je vais naturellement me tourner vers des marques à la démarche éthique et écologique. Ce serait d’ailleurs génial que l’on arrête d’acheter dans les grandes enseignes de fast fashion qui incitent à la surconsommation. C’est le serpent qui se mord la queue, on dit “Il ne faut pas le faire” mais on continue de surconsommer. 

J’espère que les gens vont réagir, comprendre le réel enjeu et consommer de manière adéquate.

 

 

  • Parle-nous en quelques mots de Maison Source 

Maison Source, c’est notre maison. A la base, cela devait être uniquement notre chez-nous mais comme je bosse en indépendante depuis longtemps, j’avais besoin d’un espace pour travailler.

Au fur et à mesure de notre emménagement, nous avons réalisé le potentiel des différents espaces et imaginer ce que nous pouvions en faire. 

Dans un premier temps, nous avons créé le studio Maison Source avec mon mari chef pâtissier. Nous créons du contenu culinaire visuel et nous proposons la création de recettes à différentes enseignes, marques ou restaurants.

En parallèle, nous envisageons d’utiliser une grande salle atelier de notre maison pour organiser des workshops, faire une table d’hôtes éphémère pour déjeuner et dîner mais aussi de mettre la salle à disposition pour différentes séminaires d’entreprises, de yoga, ateliers cuisine ou photo. Nous avons aussi comme idée de créer deux chambres d’hôtes dans ce même lieu.

C’est un projet qui nous tient très à coeur et qui nous demande beaucoup d’investissements personnels, professionnels et financiers. Nous avons hâte qu’il puisse voir le jour.

 

 

  • Que peut-on te souhaiter de plus fou ? 

Que Maison Source voit le jour et que l’on puisse voir notre rêve se matérialiser pour de vrai. C’est long de tout mettre en place mais on espère du plus profond de notre coeur que cela puisse se réaliser.

 

garçon débardeur orange et fille

 

fille coquillages sur les yeux

Retrouvez le travail de Lois sur son compte instagram pro et perso mais aussi sur son site internet 

Découvrez le projet Maison Source sur le compte instagram éponyme

 

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