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Inspirons et expirons ensemble : le yoga en famille

Le yoga chez l’adulte

Apparu en Asie il y a des milliers d’années, le yoga est une discipline ayant pour but de créer une harmonie entre le corps, l’esprit et l’environnement qui nous entoure.

C’est un sport permettant d’échapper aux contraintes quotidiennes en nous apaisant et en nous aidant à se recentrer sur soi.

Ses bénéfices sont multiples ; amélioration de notre flexibilité, gain de force, réduction du stress… Certaines cultures utilisent même le yoga en tant que thérapie douce contre des soucis de santé importants tels que des maladies cardiaques, de l’asthme ou la dépression.

 

Le yoga chez l’enfant

Contrairement aux idées reçues, les enfants peuvent également être soumis à de lourdes sources de stress telles qu’une séparation des parents, un déménagement, un passage à une classe supérieure, du harcèlement, la perte d’un proche ou simplement trop de temps passé devant des écrans.

Le yoga devient dès ce moment-là un excellent outil pour apprendre à gérer ses émotions et nous pouvons même dire que cette pratique est aussi importante que pour un adulte. Elle peut par la suite devenir un véritable hobby qui l’aidera tout au long de sa vie. Attention cependant à l’adapter en fonction de son âge !

 

Des bénéfices indéniables

Les bénéfices de la pratique du yoga chez l’enfant impactent énormément d’aspects de sa vie.

Outre le fait d’améliorer considérablement sa maîtrise de lui-même, cette pratique lui permettra de développer une grande force physique et mentale. En lui apprenant à adopter son corps et à contrôler sa respiration, les risques de développer certaines pathologies telles que la dépression ou l’obésité sont grandement réduits.

Le yoga peut accroître son estime de lui-même et sa confiance en lui mais aussi fortifier sa détermination. Ainsi son stress diminue et son humeur est globalement bien meilleure.

Enfin, cette pratique stimule les fonctions cognitives de l’enfant en lui demandant de se concentrer davantage, chose extrêmement propice à un développement optimal !

La retraite yoga par Mytraveldreams

N’avez-vous jamais rêvé d’un weekend « retreat and yoga, mamma and kids », perdu au milieu de la campagne ?

Marie de @mytraveldreams l’a fait ! Trois jours de pure détente au cœur d’espaces verts à couper le souffle, des cours de yoga pour maman et minis, des accès SPA, des “activités canons”, de la home made food…

Plus qu’une retraite yoga, ces quelques jours sont également une chance inédite de faire d’incroyables rencontres ! Les places sont très limitées, alors n’hésitez pas à vous renseigner pour la prochaine session.

On commence quand ?

@yogadelafonderie

Vous l’aurez compris, le yoga est une activité très positive pour un enfant… pourtant il faut savoir comment l’introduire.

Cette pratique se doit d’être un véritable plaisir avant de peut-être devenir une passion.

Il est possible de la débuter dès l’âge de deux ans. Les tout-petits aiment imiter les plus grands et débutent ainsi par un travail de découverte de leur corps et de l’environnement qui les entoure. Il apprend à socialiser et entame un processus de découverte de ses émotions. Attention à introduire la respiration comme un jeu à cet âge là… elle deviendra une pratique réfléchie plus tard, vers l’âge de huit ans, âge auquel il sera possible de débuter des phases de méditation.

Le plus important dans la pratique du yoga chez l’enfant est de lui apprendre que ce n‘est pas une compétition et qu’il doit respecter les limites de son corps.

Vous l’aurez compris, le yoga offre de nombreux bénéfices au plus grands mais aux tout-petits aussi.

Emilie alias @lespetitsgenevois a testé pour vous un cours de yoga parent enfant au Yoga de la Fonderie à Genève, pour en savoir plus c’est par ici sur son blog

Le sport et la maternité

Le sport pendant et après la maternité : Un sujet autour duquel nous sommes curieuses mais souvent découragées car mal renseignées.

Pour combattre les idées reçues et en savoir plus sur la question, Pauline fondatrice de The Working Mums et maman de deux enfants, nous donne quelques conseils simples et surtout, nous fait déculpabiliser face à cette pression de la société. 

Véritable passionnée de danse, Pauline a une pratique régulière et variée du sport depuis des années. Malgré son implication assidue jusqu’aux 9 mois de sa grossesse, la reprise fut difficile. C’est le cas d’ailleurs pour la majorité des femmes. Les muscles ont fondu, l’équilibre change et le poids du corps parait impossible à supporter.  Notre corps change sans que nous le sachions forcément : on perd en souplesse, en équilibre… 

Pourtant, avec de la persévérance et des efforts constants, on peut retrouver une forme quasi pré-bébé. Avec son expérience et ses connaissances approfondies du domaine, Pauline partage avec nous ses recommandations pour les futures et jeunes mamans afin de concilier au mieux sport, bien-être et grossesse.

© Julie Parenthoux

  • Une étape indispensable : la rééducation du périnée

En Suisse, la rééducation du périnée n’est pas obligatoire mais grandement recommandée, selon Pauline. Remboursée par l’assurance maladie sur ordonnance, c’est une étape indispensable qui aide notamment à bien se préparer à la reprise du sport.

  • Pour les plus assidues : un accompagnement physiologique personnalisé

Après la rééducation du périnée, poursuivre un suivi avec un physiothérapeute permet aux plus sportives d’accompagner leur reprise au mieux grâce à des conseils personnalisés spécifiques. « Aujourd’hui encore, je la vois 3 à 4 fois par an, nous raconte Pauline. Elle répond à mes demandes plus techniques, notamment autour de ma pratique active de la danse. Elle m’aide avec ma morphologie, à améliorer ma mobilité… ». 

Un petit plus destiné aux femmes à la pratique assidue pour les aider à adapter leur nouveau corps à leur sport favori.

  • Rythme : Réhabituer son corps petit à petit

Même en ayant pratiqué le sport durant toute sa grossesse, la reprise peut s’avérer compliquée. L’important est de recommencer petit à petit pour réhabituer son corps. 

Ce corps qui a vécu de gros changements physiologiques a besoin de temps et de bienveillance surtout. Il ne faut pas se dénigrer ou se sentir nulle : après 9 mois de mise à l’épreuve physique, il faut du temps pour se réapprivoiser.

Les cours collectifs sont un bon compromis : cela nous permet de dépasser le regard des autres tout en gagnant en motivation. 

La bonne fréquence d’une reprise ? 3 à 4 fois par semaine pour des séances de 45 minutes à 1 heure. Dès que l’on se sent progresser, on augmente palier par palier en intensité. 

« Personnellement au bout d’un an et demi, j’avais retrouvé une forme quasi comme avant », nous dit Pauline. Comme quoi c’est possible ! 

Un conseil : Discuter avec le moniteur au début du cours pour lui expliquer qu’on reprend après une grossesse et que l’on ne pourra peut-être pas faire tous les exercices. Une solution simple et rassurante pour ne pas se sentir fixée ou jugée par le professeur lorsqu’on tiendra fièrement notre gainage deux secondes chrono.

  • Quel(s) sport(s) pendant et après la grossesse ?  

Voici des exemples de cours collectifs à tester (avant), pendant et après une grossesse :

⁃ Le stretching postural : C’est un stretching actif très conseillé. Tous les muscles du corps sont sollicités et il nécessite un engagement profond des muscles du dos et des jambes. « J’en faisais 2 fois par semaine et la fréquentation était très variée ainsi que pour tous les niveaux, nous explique Pauline. C’est un stretching très bon notamment pour les problèmes de dos. »

⁃ Le fitness : Plus classique, il permet de se remuscler et surtout de retrouver une forte motivation en groupe. « Pour les abdos, je faisais une variante conseillée par ma physio, ajoute notre experte, car une fois que l’on a eu des enfants, certains exercices abdominaux sont encore plus mauvais qu’avant. Par exemple les « crunch » : ils demandent d’avoir les muscles profonds bien reconstruits. Si l’on prend une mauvaise posture, cela ne sert à rien et l’on peut se blesser. » En d’autres termes, il est important d’y aller à son rythme et d’écouter son corps. 

Le pilates : Très recommandé car c’est une activité douce, sans à-coup et qui reconstruit les muscles profonds. Il existe pour tous niveaux.

⁃ Le yoga : C’est une très bonne base qui aide jusqu’à la respiration. Avec ses variantes prénatales et post-natales, il s’adopte sur le long terme. 

⁃ La natation : Avec pas ou peu de risques de blessures, la natation est une alternative durant la grossesse et pour l’après. Très complète, elle fait travailler à la fois les muscles superficiels et profonds. A chacune son type de nage : le crawl est le plus conseillé car le dos est droit et les abdominaux sont préservés. Les habituées peuvent aussi tenter le dos crawlé. On peut aussi s’inscrire à des cours tels que l’aquagym, un groupe avec une bonne ambiance et c’est que du bonus ! 

LES DON’T:

⁃ La course à pied : Pas du tout recommandée durant les neuf mois à cause des à-coups, elle appuie énormément sur le périnée. Pour l’après, il vaut mieux faire le point avec son physiothérapeute ou son médecin pour être sûre que ce soit ok avec notre périnée.

Nous vous rappelons que tous les sports à impacts (oui, le ski aussi) sont déconseillés pendant la grossesse et non recommandés tout de suite après. 

Se motiver pour l’après : 

– Le pole dance : Très bon pour le renforcement musculaire, c’est un sport qui booste aussi la confiance en soi. Chaque figure réussie renforce les sentiments d’accomplissement et de fierté de soi.

Le vélo : Une fois notre équilibre récupéré, se déplacer en vélo nous permet d’entretenir notre endurance sans les impacts de la course à pied.

Mais ce qui est le plus important selon notre working mum, c’est de se faire plaisir dans son choix de sport.

  • Des conseils pour se préparer à une grossesse ? 

« Dans la mesure du possible, continuez à faire du sport durant votre grossesse, s’il n’y a pas de contre-indications bien sûr, préconise Pauline. Passer 12 mois sans aucune activité sportive, cela devient très compliqué, précise-t’elle, cela impacte le moral et peut vous enfermer dans la solitude. »

On privilégie donc des mouvements simples comme marcher ou encore monter les escaliers : ainsi on gardera notre souffle et de l’endurance, éléments indispensables le jour où bébé pointera le bout de son nez… Passer régulièrement de la position assise (pas très confortable) à debout est aussi un bon exercice pour réactiver sa circulation.

On adapte sa pratique selon les saisons : on favorise les sports d’extérieur s’il fait beau pour profiter d’une bonne bouffée d’air frais au bord du lac. 

Le yoga est une option de choix car on trouvera forcément notre bonheur parmi les différents exercices proposés. C’est aussi un moyen de rencontrer d’autres futures mamans et de continuer par la suite des cours de yoga post-natal ensemble. Pour les non sportives, c’est LE sport à commencer durant sa grossesse. Pour les autres, on peut adapter les sports dont on a l’habitude tout en écoutant son corps.

Une recommandation ultime ? « Sans hésiter nager ! affirme Pauline. Avec la natation, on mêle sport et bien-être, on se sent tellement plus légère dans l’eau ! »

Alors qui disait que sport et maternité ne pouvait pas être le combo parfait ? 

Merci à Pauline Bar pour ses conseils. Découvrez son entreprise The Working Mums, une entreprise qui propose différents accompagnements pour les mamans souhaitant concilier vie professionnelle et personnelle, ainsi que des évènements (notamment sportifs) entre mamans.

Interview par Julie Parenthoux